– Vite, allongez-vous là sur cette couverture. Je ferme les yeux. Phelps introduit son pied déchaussé dans mon aisselle meurtrie et d’un tour de main, plutôt de pied, effectue une traction brutale et me remet la tête humérale en place. À peine dix secondes. Pour un chirurgien viscéral, il a de beaux restes. La douleur est forte mais supportable. Un peu choqué mais soulagé, je me fends d’un chaleureux « Merci mon vieux ». Puis, soulevé par des mains puissantes, je passe de bras en bras et me retrouve allongé, tremblant comme un paludéen en crise, dans un 4 x 4 qui me conduit dans un hangar où tout le monde, équipage compris, a été rassemblé. Je reprends peu à peu mes esprits et me redresse. Une hôtesse de notre vol, revêtue d’un magnifique pull islandais portant un plateau couvert de tasse

