Chapitre 10 Pour gagner l’ermitage du saint guérisseur des bêtes à cornes, il fallait prendre une route pentue qui escaladait la montagne. Puis, à main gauche, une autre route, presque un chemin, plongeait vers une combe d’où émergeait la tour de granit du sanctuaire. Quelques maisons s’étaient groupées au pied de l’imposant édifice qui surprenait en cette campagne retirée où d’ordinaire on trouvait des chapelles de plus modestes dimensions. Celle de Saint-Herbot était plus qu’une église. Sa tour massive n’aurait pas déparé une cathédrale mais elle avait été greffée sur une construction plus modeste, si bien qu’on avait l’impression qu’une tête de géant s’était développée au détriment d’un corps resté à la traîne. Un escalier de pierre à double révolution menait à une porte latérale ou

