27 Ut queant laxisChristian Laumier s’accouda à la rambarde avant du vieux bateau pour observer son entrée dans le petit port de pêche. La traversée du lac Atitlán, bordé par ses trois volcans, avait duré moins d’une heure depuis la ville de Panajachel. Elle avait été particulièrement agréable. Le ciel était limpide, l’eau couleur indigo et le soleil éclatant. Le vent dominant du lac, le Xocomil, avait commencé à souffler en tout début d’après-midi. Ainsi, il ne faisait pas trop chaud en cette belle journée sur ces hauts plateaux guatémaltèques. Laumier caressa sa courte barbe d’un air songeur. Il ne comptait plus les kilomètres parcourus dans les contrées les plus éloignées du monde pour effectuer des reportages sur les sujets les plus brûlants de l’actualité. Son visage buriné accusait

