XVIII La dernière escarmouche Il était bien confortable le salon de réception de la chanoinesse de Bonlieu, surtout quand des mains exercées se chargeaient de l’éclairer, non pas avec ces luminaires modernes aux clartés brutales et aveuglantes, mais à l’aide de ces belles lampes dont la-lumière caressante et discrète embellit comme à plaisir choses et gens. Aussi, la chanoinesse sourit-elle de contentement en faisant son entrée dans cet appartement qui était jadis un des beaux petits salons du vaste hôtel, et qui avait été décoré avec une élégance toute particulière. Madame de Bonlieu examine si la lumière est bien ménagée, si les fleurs sont agréablement placées. Elle veut, ce soir-là, que son salon resplendisse. Sous ses hauts lambris, une destinée va se fixer. Cette simple réunion d

