J’ai les larmes aux yeux, comment fait-elle pour me comprendre aussi bien ? Je me lève, contourne le bureau et serre Margaret dans mes bras. — Merci ! Merci pour tout ! — Tu seras toujours la bienvenue ici, Sara, tu es chez toi. — Vous viendrez me voir en France ? — Bien sûr ! Allez, file ! Tu as une valise à faire. Je m’éloigne de celle qui fut à une époque mon mentor pour fermer une nouvelle page du livre de ma vie. *** — Alors ça y est, c’est maintenant que l’on doit se dire au revoir ? — Il semblerait… Je suis à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy avec Davys et la petite Malia. J’ai le cœur gros… Je ne veux pas les éloigner de moi. J’ai pris l’habitude de les avoir chaque jour à mes côtés, d’entendre le rire cristallin de la fille de mon ami, de passer des moments inoubliables

