— Il serait peut-être temps que l’on parle, tu ne crois pas ? Je lève les yeux. Noah se trouve devant moi. Je ne l’ai même pas vu arriver ni même entendu. Mon regard est braqué sur lui et je ne voudrais le détourner pour rien au monde. — Oui, il serait temps. Il me tend sa main pour m’aider à me relever du canapé dans lequel je suis assise. Je la saisis et le contact de sa peau me fait instantanément frémir. — Viens ! Si je dois te raconter mon histoire, je préfère le faire chez moi. Je ne discute pas et le suis vers la sortie. Au passage, je croise Justine et Agathe. Elles me font toutes deux un signe d’encouragement. Allez Sara, ça va bien se passer. Durant tout le trajet, nous ne décrochons pas un mot. Je nous sens stressés à l’approche de ce qui arrive, ce qui est compréhensible

