le monde est divisé en deux : ceux qui pratiquent la magie et ceux qui la subissent

3561 Words
Casanova : « l’avis de recherche est encore sur le site officiel du centre. Ceux que vous avez vus se nomment Yanou et Lindsay. Le garçon est né aveugle, mais suite à une agression, il a recouvré la vue. Cette fille a perdu l’usage de ses deux bras lors d’un accident de voiture. Cette même nuit, elle a recouvré l’usage de ses deux bras. Elle doit avoir une force monstrueuse, je l’ai vue casser des murs à mains nues. » Alexandra : « je suis d’accord, je l’ai vue dégommer la sorcière à capuche avec des coups de poing. On dirait que ces enfants sont loin d’être normaux » Casanova : « ainsi, ils sont encore vivants. Voilà qui est intéressant ! Un tas de mystères entoure ces enfants. Je finirai par découvrir ce que c’est » Alexandra (frappant la table de Casanova) : « on… on … pas vous seul. On travaille ensemble, je vous signale. » Casanova : « vous aimez jouez les chefs, c’est votre problème. Moi, je résous des enquêtes, c’est ça mon métier. Je ne suis pas là pour vous informer de mes faits et gestes. Je fais ce que j’ai à faire » Alexandra : « vous dites ça ! Cet esprit a failli vous coûter la vie à vous, et à votre ami » Casanova : « ce sont les risques du métier ! Si vous voulez qu’on s’entende, vous et moi, il va falloir mettre votre esprit hiérarchique aux oubliettes et vous comporter comme le commandant expérimenté que vous êtes. » Alexandra, furieuse, se retire dans son bureau. Quelques minutes après, Gerda se réveille, elle est menottée aux mains et aux pieds. Elle est dans la salle d’interrogatoire. Alexandra et Casanova sont chargés de l’interroger. La tension est palpable entre les deux collègues. Ils entrent dans la salle sous les yeux d’une Gerda en colère. Alexandra : « bonjour… c’est quoi ton nom ? » Gerda garde le silence. Alexandra : « qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous arrivés jusqu’ici ? » Gerda garde le silence et fixe Casanova du regard. Alexandra (à Casanova) : « elle a le béguin pour vous, on dirait » Casanova répond également en fixant l’Arcane III. Les deux se regardent en silence, ce qui contrarie beaucoup Alexandra. Soudain, elle se lève et sort de la salle d’interrogatoire. Casanova retire alors le livre mystérieux de son veston et le pose sur la table. Gerda se met à regarder le livre avec envie. Casanova : « c’est ce que tes amis et toi voulez n’est-ce pas ? » Gerda : « il ne vous appartient pas » Casanova : « je le feuillette depuis quelques jours, c’est très intéressant, la magie kabbalistique » Gerda : « vous n’auriez pas dû le lire » Casanova : « qu’est-ce que vous voulez faire avec le savoir qu’il contient ? » Gerda : « si vous voulez le savoir, libérez-moi » Casanova (éclate de rire) : « oui bien sûr ! Pour que tu me montres tes prouesses en télékinésie ! » Gerda : « vous aurez bientôt de nos nouvelles » Casanova, voyant Alexandra revenir, prend aussitôt le livre sur la table et le cache dans son veston. Alexandra entre avec une note du légiste. Alexandra : « vous voyez ça, inspecteur ? C’est une note du médecin légiste disant que l’un des corps mêlés à cette enquête n’a plus de cœur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Et ne vous avisez pas de vous foutre de moi » Casanova : « le type qui accompagnait cette sorcière en avait après le corps de l’un des leurs. Il lui a arraché le cœur devant moi. Voilà tout » Alexandra, folle de rage, dégaine son arme et la pointe sur Gerda. Gerda (se met à sourire) : « vous voulez tenter le coup encore une fois ? » Casanova : « commandant Bayles, calmez-vous ! » Alexandra : « je vais renouveler l’essai, sauf que c’est à bout portant cette fois » Gerda (utilise furtivement ses pouvoirs et parvient à défaire les menottes de ses mains et ses pieds) : « allez- y s’il vous plaît. Je suis impatiente de voir ça » Casanova : « ne faites pas ça ! » Alexandra tient Gerda en joue et finalement presse la détente, le coup part. Au même moment, Gerda bondit de sa chaise. Puis, elle use de ses pouvoirs et retire le pistolet des mains d’Alexandra. Casanova soulève la table qui se trouvait là et la lance sur Gerda, ce qui la fait tomber. A ce moment, Alexandra saisit une chaise et frappe Gerda à la tête, ce qui la rend inconsciente. Les agents, alertés par le bruit, se précipitent dans la salle. Mais le combat est terminé. Gerda est emmenée dans une cellule d’isolement. Personne ne doit l’approcher sans la permission du commandant Bayles. Le commissaire, informé de ce qui s’est passé, se précipite chez Alexandra. Chemin-faisant, il demande à Casanova de le rejoindre. Rabi Aba (contrarié) : « est-ce que vous pouvez m’expliquer ce qui se passe dans ce commissariat ? » Alexandra : « commissaire ! Cette femme a cherché à s’échapper… » Rabi Aba (haussant le ton) : « après que vous l’ayez menacé avec votre arme de service. C’est un suspect, pas votre rivale » Alexandra : « vous semblez oublier que je suis votre supérieure. Vous allez baisser d’un ton » Rabi Aba : « vous êtes à cheval sur votre hiérarchie, mais évitez de vous comporter comme un officier de bas étage » Alexandra (se mettant en colère) : « je ne vous permets pas, commissaire ! Ce genre de suspect est une première aussi bien pour moi que pour vous. Et j’userai de tous les moyens à ma disposition pour l’interroger en attendant d’en avoir de plus appropriés » Casanova se dirige discrètement vers la sortie. Rabi Aba (à Casanova) : « vous nous quittez déjà ? Je vous signale que vous me devez des explications sur ce qui s’est passé dans la salle d’interrogatoire et dans la salle du légiste » Casanova : « eh bien ! Dans la salle du légiste, l’un des assaillants a arraché le cœur de notre principal suspect dans les meurtres de monsieur et madame Krieg, Georges et deux policiers » Rabi Aba : « mais encore ? » Casanova : « en fait, vous avez raison. Les faits vous ont été bien rapportés. Le commandant Bayles a en effet menacé la sorcière à capuche avec son arme, le coup est parti et la suspecte s’est libérée de ses menottes. Elle nous a attaqués et nous n’avons pas eu d’autre choix que de nous défendre. » Rabi Aba : « contrôlez vos pulsions Bayles. Sinon, je vous assure que vous ne serez pas ma supérieure longtemps » Alexandra garde le silence. Dès que le commissaire s’en va, elle s’en prend à Casanova. Alexandra : « espèce de vendeur ! Vous auriez pu me couvrir » Casanova (se dirigeant vers la sortie) : « je ne suis pas un de vos soldats. Vous-même vous avez failli nous faire tuer tout à l’heure à cause de votre envie de tout savoir et de tout contrôler. Face à un comportement pareil, je préfère faire cavalier seul ». Il est minuit lorsque Casanova démarre sa voiture pour rentrer chez lui. A l’intérieur, se trouvent Yanou et Lindsay, dissimulés dans les sièges de derrière. Après une trentaine de minutes, il arrive chez lui. Il gare sa voiture et monte dans sa maison. Yanou et Lindsay passent la nuit dans son véhicule. Pendant ce temps, les membres de l’Ordre Hermétique de l’Aurore Dorée sont en plein rituel de consécration. Ils ont récupéré 22 amulettes chez l’antiquaire. Circulant autour d’un chaudron plein d’eau et contenant ces amulettes, ils récitent des incantations en y versant des poudres de différentes couleurs. Au bout de 20 minutes, l’eau du chaudron diminue progressivement, comme si elle était aspirée de l’intérieur. Puis, Kether (leader) introduit ses deux mains dans le chaudron asséché, ramasse les amulettes et en distribue une à chaque membre de sa confrérie. Kether (en train de distribuer les amulettes) : « la première étape est enfin accomplie, mes frères ! Prenez ces talismans, ils détiennent désormais les pouvoirs des dieux qui nous ont envoyé pour mener à bien cette mission. Désormais, les dieux pourront communiquer avec moi grâce à mon talisman afin de m’indiquer où se trouve le Messie. Nous avons pris trop de retard, l’heure est venue d’accélérer le mouvement » Tous : « tous pour un et un pour tous sous la protection de Râ ». Une semaine est passée depuis le dernier assaut de Dante (Arcane IV) et de Gerda (Arcane III). Au commissariat, les relations entre Casanova et Alexandra sont assez tendues. Gerda est toujours en garde à vue dans une cellule d’isolement, un espace sans fenêtre. Elle attend patiemment. Casanova, qui continue inlassablement de lire le grimoire, finit par trouver quelque chose qui pourrait l’aider contre les Arcanes : l’usage de sorts de protection. Soudain, une idée lui vient en tête, il se lève et se rend chez l’antiquaire. Dans sa voiture, se trouvent toujours Yanou et Lindsay. Une fois arrivé chez l’antiquaire, Casanova essaie d’en savoir davantage. Antiquaire : « sorts de protection ? Oui, je vois de quoi vous voulez parler. Quel genre de protection ? » Casanova : « le genre qui fait froid dans le dos. Pouvez-vous me montrer les livres anciens qui parlent de sorts très puissants ? » Antiquaire (curieuse) : « vous savez, je trouve que vous prenez cela un peu trop au sérieux » Casanova : « comment pouvez-vous dire ça ? C’est vous qui avez été victime d’une agression il y a quelques jours, des individus non identifiés ont récupéré tout un tas d’objets ici » Antiquaire : « qui ça ? Vous devez faire erreur » Casanova : « mais… ils ont disparu sous nos yeux après vous avoir attaché » Antiquaire (amusée) : « je vous trouve drôle, mais je vous assure que personne ne m’a fait quoique ce soit. J’ai juste perdu une partie de mon stock, mais rien de grave » Casanova ne comprend rien, c’était pourtant dans cette boutique qu’il a mené une opération de sauvetage une semaine plus tôt. Mais l’antiquaire ne semble pas se souvenir de quelque chose. Pendant qu’il concentre sa réflexion dessus, il en profite pour acheter un livre sur les anciens sortilèges de protection. Antiquaire : « ce livre parle de la magie des sages égyptiens. C’est un livre authentique. J’espère vous vous amuserez bien » Casanova : « ça, pour sûr, je vais m’amuser ». Il paie et s’en va. Une fois arrivé chez lui, il se met à chercher les sorts développés en pratique dans le livre. Il finit par en trouver un. Pendant ce temps, dans sa voiture, les deux adolescents sont là. Yanou utilise son pouvoir visuel et parvient à voir ce que fait l’inspecteur dans sa maison. Lindsay (chuchotant) : « alors, tu vois quelque chose ? » Yanou : « oui. Il est en train de parcourir le livre qu’il a pris chez l’antiquaire. » Lindsay : « cette histoire est en train de lui monter à la tête » Yanou : « il a trouvé un sortilège, il essaie de réunir les éléments nécessaires pour le pratiquer. » Lindsay : « ah ça ! Et voilà qu’un agent des forces de l’ordre devient amateur de magie. La belle histoire ! » Yanou (en souriant) : « tu parles de lui. Tu ne t’es pas regardée » Les deux se mettent à rigoler ensemble. Yanou continue de surveiller ce que fait Casanova. Après quelques heures, l’inspecteur réussit à appliquer la procédure du sortilège qu’il a choisi. Alors qu’il croit avoir terminé, il lit une dernière note : trouver un objet qui contiendra les pouvoirs que vous souhaitez utiliser. Après quelques secondes de réflexion, Casanova décide d’utiliser son arme comme talisman. Il achève ainsi le rituel. Il récite donc l’incantation finale écrite dans le livre : О Μεγάλοι σοφοί της πυραμίδας, Προγόνους αυτού του κόσμου. Δώσε μου, μέσω αυτού του όπλου, τη δύναμη να νικήσω τους μάγους. Il la récite donc : « O Megάloi sofoi tis pyramidas, Progόnous aftoύ tou kόsmou. Dόse mou, méso aftoύ tou όplou, ti dynami na nikίso tous mάgous ». Tout à coup, les meubles commencent à bouger, Son arme se retrouve en suspension, Casanova se contente de regarder. La poudre utilisée pour dessiner le cercle du sortilège s’enflamme, puis ce feu hors normes se dirige vers l’arme suspendu dans les airs sous le regard stupéfait de l’inspecteur. L’arme semble aspirer tout le feu, puis cesse de défier la loi de la pesanteur et tombe à même le sol. Casanova comprend alors que le rituel est terminé. Il ramasse son arme et la range dans son étui. Yanou a vu toute la scène, il la rapporte en temps réel à Lindsay. Lindsay : « il faut qu’on sache de quel livre il s’agit, on ira ensuite en parler à El » Yanou : « je suis d’accord. Je crois qu’on va devoir se trouver une autre cachette » Une fois la nuit tombée, Casanova sort de sa maison et se rend au commissariat. Quelques minutes après son départ, Yanou et Lindsay, qui étaient déjà à l’extérieur, cherchent un moyen d’entrer dans la maison. Lindsay, utilisant le pouvoir de ses bras, force la poignée, détruisant ainsi le mécanisme de la porte. Ils parviennent à entrer chez Casanova. Yanou trouve le livre acheté chez l’antiquaire. Il a à peine le temps de le feuilleter lorsqu’il perçoit quelque chose de bizarre grâce au pouvoir de son ouïe. Yanou (intrigué) : « tu entends ça ? » Lindsay : « entendre quoi ? Tout est calme. » Yanou (cherchant l’origine de ce qu’il entend) : « non. On dirait une alarme silencieuse. » Lindsay (étonnée) : « hein ? Tu arrives à entendre ça ? » Yanou (se précipitant dehors et tirant Lindsay par la main) : « il faut vite sortir d’ici. Il ne reviendra certainement pas en voiture » Au même moment, Casanova, qui a déjà garé sa voiture au loin, revient chez lui parce qu’il a été alerté par son bip. Il sort son arme une fois devant la porte d’entrée dont la serrure a été forcée. Ensuite, il fait le tour de son domicile mais ne trouve personne. Il reste cependant sur ses gardes. Cependant, il y a un détail qui n’échappe pas à son attention : il retrouve son livre de sortilège ouvert. Il est convaincu que quelqu’un est venu chez lui. Il change la serrure de sa porte, puis il rejoint sa voiture un peu plus loin afin de poursuivre sa route vers le commissariat. Quant à Yanou et Lindsay, ils sont déjà en route pour la forêt. Ils doivent faire leur rapport à El. Lindsay : « d’après toi, la magie utilisée par l’inspecteur pourrait faire le poids contre celle des affreux ? » Yanou : « on le saura très vite. Mais il est vraiment intelligent, utiliser son arme pour canaliser le pouvoir sollicité est franchement bien pensé. » Lindsay : « pourquoi ? » Yanou : « il a toujours son arme avec lui. Et ce n’est pas un sort de protection, mais un sort de combat qu’il a utilisé. Tu vois où je veux en venir ? » Lindsay : « c’est sûr que je comprends mieux. Toi aussi, tu te débrouilles bien avec tes cellules grises » Yanou sourit. Il faudra deux jours aux deux adolescents pour atteindre la forêt à quelques mètres de la ville. Quelques jours passent. Dante est appelé par son maître. Chef : « Arcane IV ! L’heure est venue de libérer Arcane III. Tu as fait du bon travail la dernière fois. Le cœur de l’Arcane II est d’une importance capitale pour notre projet principal. Seulement, nous devons absolument résoudre le problème de notre grimoire. » Dante : « bien maître ! Qu’attendez-vous de moi ? » Chef : « premièrement, libère l’Arcane III. Peu importe le moyen que tu emploieras » Pendant que le chef parlait encore, quelqu’un s’approcha de Dante. C’est un jeune homme chauve, habillé tout en noir, sa main gauche contient deux billes de couleur rouge. Chef : « que veux-tu, Aleister, Arcane I ? » Aleister : « je voudrais participer à la libération de Gerda. Je pense que nous pourrions du même coup récupérer le précieux grimoire. » Dante : « ce n’est pas une partie de plaisir, Aleister. Ce n’est pas un jeu, c’est plus facile à dire qu’à faire. » Aleister : « tu crois ça ? Et moi, je te dis que si tu acceptes qu’on fasse équipe juste pour cette fois, on reviendra avec ce grimoire et Gerda. Qu’en pensez-vous, maître ? » Chef (à Dante) : « Arcane I sera un allié précieux pour cette mission. Je sais que tu ne l’apprécies pas beaucoup, mais le plus important c’est notre mission. Alors, pour cette fois, vous ferez équipe ensemble » Aleister : « je vous remercie, maître » Dante : « je reconnais qu’il est pratiquement plus fort que la plupart d’entre nous, mais n’empêche qu’il m’insupporte. Je suis d’accord pour cette fois. On ira au commissariat cette nuit. » Chef : « bien ! Dans ce cas, j’attends votre retour » Dante et Aleister disparaissent de la salle. Pendant ce temps, dans la forêt, Lindsay et Yanou ont fait leur rapport à El. El : « je vois qu’il a décidé de prendre des mesures » Lindsay : « il faut avouer que les affreux ne sont pas des tendres » El : « avec votre description, je sais déjà qu’il ne s’agit pas de l’OHAD » Kim : « c’est quoi, OHAD ? » El : « l’Ordre Hermétique de l’Aurore Dorée » Yanou : « c’est qui ça encore ? » El : « une confrérie mystique qui croit au retour du Messie. Leur magie vient de la science égyptienne et du savoir magique de la Grèce Antique. » Ping : « sont-ils dangereux pour nous ? » El : « oui. En fait, ils vous recherchent mais ils ne le savent pas encore. Cependant, lorsqu’ils vous verront, ils sauront ». Yanou : « mais, nous n’avons rien à voir avec le Messie » El : « non, effectivement. Vous avez été choisis pour une mission. Mais ça c’est leur croyance à eux. C’est pourquoi, il faudra les éviter et, si vous n’avez pas d’autre choix, les combattre » Ping : « finalement, je crois que c’est mieux pour nous d’avoir cet endroit comme base. Je me sens en sécurité ici au moins. » El : « Yanou, Lindsay, vous devez repartir. Il faut protéger l’inspecteur. » Yanou : « j’ai remarqué qu’il a un autre livre caché sous son veston. Ça n’a rien à voir avec l’autre qu’on a découvert sur sa table » Lindsay : « sérieusement, tes yeux sont vraiment extraordinaires. » El (surprise) : « ce doit être un simple journal peut-être. Concentrez-vous sur sa protection. » Yanou : « bien reçu, El ! A plus tard ».
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