Stonecold (en train de pleurer) : « vous ne savez pas à quel point je suis content de vous
voir »
Casanova : « arrête de pleurer comme ça, mec. Moi-même je ne sais pas trop ce qui s’est
passé. Le commissaire m’a pourtant tiré dessus. Cependant je ne vois même pas l’ombre d’une
cicatrice sur ma poitrine »
Stonecold (à voix basse) : « justement à propos de ça… ».
A cet instant, un agent s’approche d’eux.
Agent : « inspecteur Casanova ! Nous recevrons les membres du service des enquêtes
internes demain. Le commissaire a programmé un rendez-vous pour demain »
Casanova : « mince ! D’accord, préparez la salle d’interrogatoire pour demain. C’est là
qu’aura lieu le mini procès. »
Agent : « bien monsieur »
Casanova : « gardez le corps du commissaire à la morgue du commissariat de façon
temporaire. Si possible, libérez le commandant Bayles »
Agent : « bien monsieur »
Stonecold : « oui, inspecteur. Je voudrais vous dire quelque chose de très important »
Casanova (se dirigeant vers la sortie pour rentrer chez lui) : « on verra ça demain,
Stonecold. Après un jour comme celui-ci, je préfère rentrer chez moi. A demain »
Quelques heures plus tard, Alexandra fut libérée de sa garde à vue. Elle apprend, avec
beaucoup de surprise, la mort du commissaire Rabi Aba et le fait que le commissariat ait essuyé
un énième assaut de la secte des Arcanes.
Le lendemain, deux individus en costume trois pièces franchissent l’enceinte du
commissariat. Ils s’arrêtent au secrétariat et montrent une note signée par le procureur général.
Puis, ils sont redirigés vers la salle d’interrogatoire où les attendent Alexandra, Stonecold et
Casanova. Une fois à l’intérieur, le mini procès peut démarrer.
Commissaire Arthur Dee : « bonjour chers collègues. Vous connaissez la raison de notre
venue. Où est le commissaire Rabi Aba ? »
Stonecold : « il est mort hier »
Commissaire Arthur Dee : « bon… nous avons au moins son dossier. Commandant
Bayles, levez-vous je vous prie »
Alexandra se lève.
Arthur Dee : « vous êtes accusée de meurtre sans préméditation sur un prisonnier qui se
trouvait en cellule d’isolement. Que plaidez-vous ? »
Alexandra : « je plaide non coupable »
Arthur Dee : « bien ! Nous commençons par présenter les éléments du commissaire Rabi
Aba ; le commandant Bayles était la seule personne présente près du prisonnier lorsque celui-
ci était déjà mort. Elle était armée, bien qu’inconsciente. La balle tirée appartenait à une arme
se trouvant dans le commissariat. Suite à une altercation avec une prisonnière, le commandant
Bayles, complètement dépassée par ses émotions, a manqué de tuer la suspecte. C’est fort de
tous ces évènements que le commissaire Rabi Aba demande à ce que la sanction suivante soit
infligée au commandant Bayles : 10 ans de prison ferme, suivis de 2 ans avec sursis. Voilà
tout »
Commissaire Cesare Riviera : « eh bien ! Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? »
Alexandra est abasourdie, elle ne sait pas quoi dire, elle ne dispose d’aucune preuve
pour contrer ce qui vient de lui être reproché.
Casanova (se lève et fait quelques pas) : « je vais défendre le commandant Bayles. »
Arthur Dee : « commandant Bayles, êtes-vous d’accord ? »
Alexandra (regardant Casanova) : « je… je… je suis d’accord »
Cesare Riviera : « poursuivez, inspecteur »
Casanova : « premièrement, le fait que le commandant Bayles ait été retrouvée
inconsciente près du prisonnier qui a été tué ne signifie absolument d’emblée qu’elle l’a tué.
Ensuite, le prisonnier a été abattu d’une balle dans la tête. Nous étions tous un étage en dessous
et un coup de feu ne serait certainement pas passé inaperçu. Le tueur a utilisé un silencieux qu’il
a équipé à son arme avant d’exécuter sa cible »
Cesare Riviera : « bien… bien. Votre argument est plausible. Mais l’arme reste inconnue
parce que le commissaire ne nous a pas envoyé la balle qui a été tirée »
Stonecold (faisant glisser un sachet contenant le résultat du moule effectué par le
médecin sur la table) : « voilà un échantillon correspondant que nous avons pu établir malgré
la disparition de la balle »
Arthur Dee (observant l’échantillon moulé) : « cette balle n’est pas usitée dans nos
instituts. C’est surement une arme personnelle »
Casanova (déposant le fusil équipé du silencieux) : « je vous présente l’arme du crime.
Nous l’avons trouvé en fouillant le corps du commissaire. De plus, je l’ai vu moi-même tuer le
deuxième prisonnier de l’aile d’isolement. Il a bien failli me tuer littéralement. Vous pouvez
vérifier le moule et une balle du chargeur de cette arme. Vous verrez que la correspondance
sera évidente. Maintenant, l’antécédent du commandant Bayles… »
Cesare Riviera : « était-ce un antécédent discutable ou véridique ? »
Casanova : « véridique, mais il n’y a pas eu mort d’homme »
Cesare Riviera : « mais vous ne pouvez dire ça que maintenant. Etes-vous qu’elle ne
recommencera à perdre les pédales ? »
Alexandra : « vous ignorez à qui on a à faire dans cette ville, des sec…. »
Cesare Riviera : « je vous en prie, terminez votre phrase. A qui avez-vous à faire au
point de perdre les pédales comme ça ? »
Casanova : « des gangs assez malsains »
Arthur Dee : « assez ! Je crois que j’en ai assez entendu. Pour le moment, au vu de tout
ce qui a été dit ici, et des informations concernant les circonstances de la mort du commissaire
Rabi Aba, je déclare que les poursuites qui pèsent contre le commandant Alexandra Bayles sont
annulées. »
Alexandra pousse un ouf de soulagement. Quelques minutes plus tard, les deux
enquêteurs reprennent la route vers Washington.
Alexandra (à Casanova) : « je vous suis grandement reconnaissante pour votre
intervention tout à l’heure. Si ce n’était pas vous, je serai dans de beaux draps. Le commissaire
Rabi Aba avait déjà tout planifié »
Casanova : « il n’y a vraiment pas de quoi ! Je préfère une souffrance dans la vérité
qu’une vie paisible faite de mensonge. Et puis, c’est notre métier, autant bien le faire »
Alexandra : « je suis d’accord. Mais nous faisons un métier difficile, rien ne sera jamais
tout blanc ou tout noir »
Casanova : « dans le métier qu’on exerce, il n’y a une seule et unique vérité. Celle que
nous arrivons à prouver et à démontrer »
Alexandra : « à votre avis, on devrait dire aux autres agents la vérité sur le commissaire
Rabi Aba ? Je veux dire, la vérité complète ? »
Casanova : « la vérité c’est qu’il a abattu deux prisonniers et qu’il a failli me tuer. De
plus, il vous a fait accuser d’un meurtre qu’il a commis. »
Alexandra : « d’accord. Mais ce n’est pas la vérité entière, alors dites-moi, est-ce la
vérité qui vous arrange ou alors… »
Casanova : « ce monde ne peut pas accéder à la vérité dans sa complétude. La preuve
en est qu’on ne peut pas leur dire, vous vous en doutez bien. ».
Quelques jours plus tard, dans le repaire de la Croix Bleue…
Chef : « Zédicus ! Qu’est-ce que tu viens de dire ? »
Zédicus : « maître. Les enfants de la prophétie sont dans cette ville. Je les ai rencontrés
et combattus lors de notre assaut sur le commissariat. »
Chef : « voilà une information capitale. Ces enfants, connais-tu leur nombre ? »
Zédicus : « ils étaient au nombre de deux. Un garçon et une fille »
Chef : « non ! Impossible. Il se peut qu’il y en ait d’autres. Que venaient-ils faire là ? »
Zédicus : « je l’ignore, maître »
Chef : « il y a sûrement quelqu’un qu’ils protègent, mais qui est-ce que ça peut être ? »
Zédicus : « j’ai pu leur résister mais ce n’était pas une partie de plaisir »
Chef : « bien sûr que cela ne pouvait pas être semblable à une balade de santé. Ce sont
des êtres puissants. Le problème c’est que pour comprendre leur pouvoir en partie, il nous faut
le grimoire. Mais nous ne l’avons pas. L’ordre de l’Aurore Dorée l’a récupéré. Nous allons
devoir les affronter pour le reprendre. »
Pendant ce temps, dans la forêt…
El : « celui contre qui tu t’es battue a réussi à te blesser avec son épée ? Hm… »
Lindsay : « et j’ai bien cru que je ne pourrai plus soigner Yanou. C’était vraiment
désagréable comme sensation. »
El : « il n’y a qu’une seule personne à part le leader de L’ordre mystique de la croix
bleue à pouvoir vous mettre autant en difficulté. J’ignore son nom, mais il est très dangereux.
Il se fait appeler Arcane VII, le char. »
Ping : « il est capable de nous battre ? Je pensais que nous étions quasiment invincibles »
El : « le style de magie que vous avez n’est pas très connu, puisque mon peuple est mort
avec cette connaissance. Mais il y a des pratiques magiques qui pourront vous atteindre sans
pour autant vous tuer, peut-être vous affaiblir. J’ai été informé par l’un de mes frères que l’un
des vôtres a été détecté quelque part vers le commissariat »
Yanou : « quoi ? D’accord »
El : « Yanou, je t’écoute. »
Yanou : « eh bien, j’ai une hypothèse qui pourrait bien être fausse, mais c’est ma
réflexion. »
El : « quelle est ta réflexion ? »
Yanou : « que le nouvel élu est peut-être bien l’inspecteur Casanova. »
Les autres enfants éclatent de rire.
El : « pourquoi dis-tu cela ? »
Yanou : « j’ai remarqué qu’il cache sous son veston un flacon injectable. Apparemment,
ce serait lié à nous aussi. Malheureusement je ne pouvais pas le lui prendre, tu l’aurais
certainement examiné »
El : « un flacon? je retiens ta réflexion. Lequel parmi vous a une idée de ce qui s’est passé au
moment où il a reçu son don ? »
Personne ne put répondre.
El : « c’est bien ce que je pensais. Yanou est le seul à se pencher sur la question et vous
vous moquez de lui. Ce n’est pas une réaction appréciable ça. Kim et Ping, vous irez parler à
l’inspecteur chez lui. Yanou, tu l’observeras de l’extérieur. »
Lindsay : « et moi alors ? »
El : « toi, j’ai une dernière chose à t’apprendre. Je ne l’avais pas prévue, mais je n’ai pas
de choix. Tu vas donc rester avec moi »
Lindsay (joyeuse) : « tu vas m’apprendre un nouveau truc ? »
El : « oui, j’espère que tu parviendras à maîtriser ça en quelques jours. Considérez-vous
comme des cibles, faites donc attention ! »
Ping : « je veux bien aller parler à l’inspecteur, mais que dois-je lui dire exactement ? »
El : « parlez-lui de ce qui vous est arrivé mais ne mentionnez surtout pas mon nom.
Yanou aura juste besoin d’un peu de temps pour l’observer, ça permettra de vérifier son
hypothèse »
Kim : « super ça ! Ma première mission »
Yanou : « ne t’emballe pas trop, ce n’est pas une partie d’amusement. Tu devras rester
concentrée »
Ping : « il a raison, petite. On ne sait pas quand est-ce que les méchants s’en prendront
à nous »
Kim : « d’accord ».
Deux jours sont passés. Au commissariat, tous les policiers sont réunis pour accueillir
le nouveau commissaire, Aphrodite de Guzman. C’est une femme âgée, de taille moyenne, cheveux
noirs, de race blanche. Elle salue Alexandra, qui devra être sa première collaboratrice dans le
commissariat. Puis elle prononça un discours :
« Je vous remercie pour l’accueil dont j’ai bénéficié de votre part, j’espère que nous aurons de
bons rapports. Je suis friande de collaboration, c’est pourquoi je ne suis pas mécontente de me
retrouver avec le commandant Bayles et ses soldats. Nul doute que nous aurons des affaires
toujours plus compliquées les unes que les autres, mais la solidarité sera la meilleure arme car
ce n’est pas qu’un simple commissariat, c’est une maison, et nous ne sommes pas que des
collègues, nous sommes une famille ».
Une salve d’applaudissements retentit à l’endroit du nouveau commissaire. Puis, chacun
retourne à son travail. Aphrodite invite Alexandra pour une discussion ce qui sera désormais
son bureau.
Aphrodite : « commandant Bayles, l’affaire pour laquelle nous devons collaborer avec
vous concerne principalement des exactions posées par des groupes qualifiés de sectes. Est-ce bien cela ? »
Alexandra : « oui commissaire. »
Aphrodite : « ces groupes s’en prennent souvent à ce commissariat ? »
Alexandra : « oui, ils l’ont fait déjà à plusieurs reprises »
Aphrodite : « est-il déjà arrivé qu’ils interviennent en plein dans une autre affaire ? »
Alexandra : « non »
Aphrodite : « mais ce n’est pas impossible. On pourrait très bien les rencontrer, ce qui
compliquerait nos affaires en cours. Donc, nous allons devoir faire équipe, cependant, ici dans
ce commissariat, votre autorité ne surpasse pas la mienne. Vous passez en second. Est-ce
clair ? »
Alexandra : « sauf votre respect, je suis commandant, je dirige une escouade et je suis
d’office votre supérieure hiérarchique »
Aphrodite : « voilà qui est fâcheux, parce que je souhaite que ça change dans ce
commissariat »
Alexandra : « vous pourrez appeler la Division, ils vous diront la même chose »
Aphrodite : « justement, je ne veux pas que la Division soit au courant. Je veux que vous
demandiez une fusion de votre escouade à ce commissariat. Vous serez officiellement mon
second. »
Alexandra : « non, madame le commissaire. Il appartient à la Division d’attribuer des
statuts hiérarchiques et le mien ne saurait faire l’objet d’une simple stratégie »
Aphrodite : « vous feriez mieux de réfléchir à ce que je vous ai demandé. Il serait
désagréable que nous nous brouillions pour des questions d’autorité »
Alexandra : « la mienne surpasse la vôtre. Mais je n’interfère pas avec votre rôle de
commissaire. »
Aphrodite : « si vous le dites. Ce sera tout pour le moment. On en rediscutera ».
Alexandra : « tout est déjà dit, madame, je ne changerai pas d'avis ».
Une nouvelle affaire est sur la table : un groupe de voleurs, appelés les pirates, a volé le
Winston Blue lors de son exposition à Saint-Louis par le célèbre bijoutier Robert Proctor.
Personne ne connait l’identité de l’un d’entre eux. Ils disposent d’un site officiel où ils
revendent les bijoux qu’ils ont volés. Ils y inscrivent également leur prochain coup. Stonecold
s’est connecté à leur site, puis il obtient l’information selon laquelle leur prochain coup, c’est
le Cullinan. Ils n’ont rien dit d’autre.
Casanova : « le plus gros diamant brut du monde ! Ici à Saint-Louis! Et ces gars veulent
le prendre pendant l’exposition à la mairie. Ça aura lieu dans deux jours, cette exposition. »
Stonecold : « personne ne connait leur nom, ni même leur visage, à croire ce sont des
fantômes. »
Casanova : « on verra bien s’ils ne se feront pas coincer. Ils finiront par commettre une
erreur. »
Alexandra (approchant les deux hommes avec la photo de Nicolas) : « les gars ! Voilà
peut-être l’un d’entre eux. Écoutez ça ; les pirates sont les voleurs les plus riches de la planète
et leur richesse s’évalue en lingots d’or. Qui a dû voler ces lingots d’or il y a quelques
semaines ? »
Casanova : « Nicolas. C’est le seul lien qu’on peut établir entre lui et les pirates »
Stonecold : « il est possible que les informations d’Interpol nous donnent un second
lien ; il semblerait que Nicolas se soit fait des amis dans une maison de correction où il fut
envoyé pour avoir dérobé des denrées alimentaires dans un supermarché. Malheureusement, la
maison de correction n’existe plus aujourd’hui. »
Casanova : « la belle affaire ! Et qui dirigeait cette maison de correction ? »
Stonecold (surpris) : « mince alors ! C’est notre commissaire »
Casanova : « qui ça ? »
Stonecold : « la nouvelle, Aphrodite de Guzman. »
Alexandra : « cette affaire commence à me mettre mal à l’aise »
Casanova : « tant mieux pour vous, je vais lui parler. Ça vaut mieux, je crois »
Stonecold : « bonne chance inspecteur, vous en aurez besoin »
Casanova : « je n’ai jamais cru en la chance. On verra comment ça va se passer »
Casanova frappe à la porte, puis ouvre la porte du bureau.
Aphrodite : « ah ! Inspecteur Casanova, quel vent vous amène ? »
Casanova : « bien, commissaire. Il semblerait que nous ayons de nouveaux éléments
dans l’affaire des pirates »
Aphrodite : « je vous écoute »
Casanova : « en fait, nous avons réussi à lier un voleur au groupe de pirates, il a volé
des lingots d’or dans la mairie de Saint-Louis. Justement, la richesse du groupe s’évalue à une
bonne vingtaine de ces lingots, quantité volée par ce type il y a quelques semaines. Il a
également été dans une maison de correction que vous avez dirigée il y a plusieurs années, il s’appelait… »
Aphrodite : « Nicolas Scott »
Casanova : « hm. Vous connaissez son nom ! »