Il est nécessaire d’apprendre ici au lecteur que le maître de l’auberge avait informé nos fugitifs qu’une troupe joyeuse, qui devait, à ce qu’il croyait, figurer dans quelques uns de ces masques ou scènes allégoriques qui faisaient partie des amusemens qu’on offrait ordinairement à la reine dans les voyages de la cour, avait quitté Donnington une heure ou deux avant eux pour se rendre à Kenilworth. Wayland, sur cet avis, s’était imaginé qu’en se joignant, si la chose était possible, à cette troupe, aussitôt qu’ils l’atteindraient sur la route, ils seraient moins remarqués que s’ils continuaient à voyager seuls. Il communiqua cette idée à la comtesse, qui, ne désirant que d’arriver à Kenilworth sans interruption, le laissa libre dans le choix des moyens. Ils pressèrent donc leurs chevaux a

