Au matin, pendant que Colette cuve sperme et fatigue, reins brisés par tous ses excès, incapable d'ouvrir un œil, je disparais. Pas bien loin, je m'enferme dans mon bureau, la pièce voisine de ma chambre. Je veux voir, être sûr, savoir si mon retour en grâce du soir influencera la conduite de ma femme ce matin. Quand Colette émerge, assez tard, elle expédie Yvonne avec une longue liste de courses. A son retour la bonne rangera les achats et pourra rentrer chez elle. Restée seule elle téléphone brièvement: -La route est libre, tu peux venir, la porte est ouverte, tu me trouveras sous la douche. J'entends, je ne vois pas. Un bruit de moteur, la porte d'entrée se referme. -Hello, Colette, tu es là? Je monte? Cette voix est gravée dans ma mémoire depuis hier. Emile a ses entrées chez moi!

