Je hais la ville en été... Tout devient collant, moite et oppressant, l'air, les rues, les regards... Mon t-shirt moulant noir me donne l'impression d'étouffer, mon fute en cuir fait l'effet d'un sauna et je me maudis intérieurement pour ce choix vestimentaire plus que débile, étant donné les 32° qu'affiche le tableau de la pharmacie d'en face. Le soir commence à tomber doucement mais l'air reste toujours aussi pesant. Il va y avoir un orage d'ici peu. L'abri bus ressemble à une cage de plastique fondu, miroitant et liquide. Je me laisse lourdement tomber sur le banc brûlant, vaincue par la chaleur et passablement cassée. Encore trop fumé, jeunesse oisive et débauchée oblige. Les gens marchent d'un pas vif autour de moi, les conversations semblent agitées, les visages tendus, rou

