La masure de l’impasse Saint-Mittre se composait d’abord d’une grande salle sur laquelle s’ouvrait directement la porte de la rue ; cette salle, dont le sol était pavé, et qui servait à la fois de cuisine et de salle à manger, avait pour uniques meubles des chaises de paille, une table posée sur des tréteaux, et un vieux coffre qu’Adélaïde avait transformé en canapé, en étalant sur le couvercle un lambeau d’étoffe de laine ; dans une encoignure, à gauche d’une vaste cheminée, se trouvait une Sainte Vierge en plâtre, entourée de fleurs artificielles, la bonne mère traditionnelle des vieilles femmes provençales, si peu dévotes qu’elles soient. Un couloir menait de la salle à la petite cour, située derrière la maison, et dans laquelle se trouvait un puits. À gauche du couloir, était la chambr

