IV-2

2766 Words

« Écoutons, dit M. de Bihorel, le bruit de la côte nous guidera. » Nous n’entendîmes rien, ni le bruit de la côte, ni même le bruit de la mer. Il ne faisait pas un souffle de vent. Nous étions comme plongés dans une ouate blanche qui nous bouchait les oreilles aussi bien que les yeux. « C’est le Pouldu, » dit M. de Bihorel. Je n’osai le contredire davantage et le suivis en tournant comme lui à gauche. « Viens près de moi, mon enfant, me dit-il d’une voix douce, donne-moi la main que nous ne nous séparions point ; une, deux, marchons au pas. » Nous marchâmes encore environ dix minutes, puis je sentis sa main qui serrait la mienne. On entendait un faible clapotement. Nous nous étions trompés, c’étaient les Pierres vertes ; nous nous dirigions droit vers la mer et nous n’en étions plus q

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