VI-1

2039 Words

VI J’avais un oncle chez qui le sang des Kalbris n’avait pas parlé, et qui, à la mer, avait préféré la terre ferme ; il était huissier à Dol, et passait pour très riche. Ma mère, bien embarrassée de moi, lorsque je rentrai à la maison, lui écrivit pour lui demander conseil. Un mois après, nous le vîmes arriver au Port-Dieu. « Je n’ai pas répondu à votre lettre, dit-il, parce que, comme j’avais l’intention de venir, ce n’était pas la peine de donner l’argent à la poste, il est assez dur à gagner ; je ne suis pas venu plus tôt parce que j’attendais une occasion ; j’ai trouvé un mareyeur qui m’a fait faire quinze lieues pour douze sous. Autant de pris sur l’ennemi. » Il est facile de conjecturer par ce langage que c’était un homme économe que mon oncle Simon ; il nous en donna bientôt la

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