28 J’achète une boîte de Prinalgine dans une grande pharmacie. Une jeune femme me sert en me regardant à peine. Je regrette de ne pas en avoir acheté plusieurs boîtes. J’avale deux cachets sans eau. Je passe à présent plus d’une boîte par jour. Je m’arrête devant un centre d’accueil et de soins pour toxicomanes. Je tente de jeter un œil à l’intérieur. Quelqu’un sort, un jeune homme simple, banal. Est-ce un soignant, un toxico ? Il me tient la porte pensant sans doute que je veux entrer. Je lui dis merci et entre. Je ne sais pas pourquoi, mais j’entre. Un homme s’avance vers moi, se présente. Je reste muette. Je voudrais dire quelque chose, n’importe quoi, mais rien ne vient. Il me propose un thé, que j’accepte d’un hochement de tête. Il me parle du centre, des différentes addictions, des

