La journée au manoir avait été une longue répétition générale dans le silence de ma prison. Sous le regard inquisiteur de Marcus qui stationnait toujours devant ma porte, je m'étais entraînée à marcher dans ma chambre. J'avais appris à projeter une aura de tranquillité absolue. Quand mon demi-frère Julien était venu toquer pour se moquer, une fois de plus, de mon "état léthargique", je n'avais pas tremblé. Je l'avais regardé avec une froideur qui l'avait fait reculer d'un pas. Il ne cherchait plus la dispute, il cherchait une explication à ce changement, mais je ne lui avais rien offert. À vingt-deux heures trente, je quittai le manoir. La voiture m'attendait, discrète. Ce soir, la VGM ne servait pas seulement de centre d'entraînement, elle devenait mon vestiaire. Je savais que le gala

