Chapitre • deux

907 Words
"Je jure que si tu ne me poses pas maintenant," grognai-je. "Je ne suis ni ton objet ni ta possession." C'était un coup bas et il me fallut tout mon pouvoir pour le dire, je ne voulais pas le faire mais être pendue la tête en bas pendant si longtemps me faisait mal à la tête et il m'énervait avec ses manières de contrôler. Il m'a instantanément posée alors que je restais dans ses bras, ses yeux flamboyants de feu et de détermination. Je pouvais voir son loup vouloir sortir alors qu'il me regardait avec un sourire arrogant collé sur son beau visage. "Bébé, tu n'es peut-être pas un objet, mais tu m'appartiens." J'ai plissé les yeux à son commentaire. Cela me donnait secrètement des papillons dans le ventre, même si je ne l'admettrais pas. Je me suis retournée, regardant dans la direction du territoire de mon père. J'ai réfléchi un instant, me demandant si je pourrais y arriver avant que Blaine ne puisse m'attraper une fois de plus. Contre mon meilleur jugement, j'ai décidé de m'enfuir, et je n'allais certainement pas regarder en arrière après avoir entendu un grognement enragé déchirer la gorge de Blaine. Une fois de plus, je me suis vite retrouvé poussé par-dessus l'épaule de mon compagnon. J'ai soufflé, agacé alors qu'il recommençait simplement à marcher, sans prendre la peine de me crier dessus, mais vu la tension de ses muscles, j'étais contente. J'ai également décidé de rester silencieux jusqu'à ce que je sente qu'il était en partie calme. "N'essaie même pas de t'éloigner à nouveau." Il a finalement parlé après dix minutes de silence. Un frisson m'a parcouru au son de sa voix. J'ai continué à rester silencieux, ne sachant pas vraiment quoi dire. Nous ne nous disputerions que si je répondais. Dix minutes plus tard, nous sortions enfin des bois, et d'après ce que je pouvais voir, nous étions dans une prairie. C'était absolument magnifique, de nouvelles fleurs s'épanouissaient et l'herbe verte se balançait dans la direction du vent. Il me semblait que c'était le meilleur endroit où aller si vous aviez besoin d'espace pour vous vider la tête de toute pensée trouble. J'étais évidemment trop fasciné par la prairie pour remarquer que nous étions entrés dans la clairière menant à sa maison. Mais il ne m'a toujours pas posé, alors qu'il marchait droit dans sa maison. Essayer d'examiner sa maison à l'envers était une tâche difficile. Mais d'après ce que j'ai pu voir, elle semblait très accueillante et familiale, ce qui était surprenant puisque c'était la maison de Blaine. Il monta les escaliers avec sa main sur mes fesses. Je retins un grognement d'agacement car en fait, j'appréciais secrètement cela. Il se tourna finalement vers une pièce et me reposa sur le sol, mais pas avant de fermer la porte avec son pied. Je me sentais légèrement étourdie après avoir été à l'envers pendant si longtemps, alors il me retint pour m'empêcher de trébucher partout. J'ai pris un moment pour retrouver mon calme, mais quand je l'ai fait, j'ai rapidement regardé autour de moi, remarquant que nous étions dans sa chambre. Son odeur a taché la pièce, faisant bouger le loup en moi. "Comment t'appelles-tu ?" demanda-t-il, me tirant de mes pensées alors que je levais les yeux vers lui. "Kennedy Black, mais je préfère Kenny." Il haussa un sourcil à ma réponse. « La fille d'Alpha Gabriel, de la meute de la Lune Noire ? » demanda-t-il. J'acquiesçai, gardant les yeux fixés sur lui. « Je suis Blaine Diesel, Alpha de la meute d'Apollo Noir. » déclara-t-il avec fierté dans la voix, me faisant légèrement sourire. « Je sais qui tu es, j'ai entendu les histoires. » « Et quelles histoires seraient-ce ? » J'haussai les épaules. Que pouvais-je dire ? Oh, eh bien, tu sais que tu as tué ton propre père, et je me demandais si c'était vrai ? « Eh bien, c'est agréable de te rencontrer, mais il est vraiment temps pour moi de partir. » En me frayant un chemin autour de lui, je venais de poser ma main sur la poignée de la porte et de l'ouvrir légèrement lorsqu'un poing frappa la porte, la faisant claquer avec un énorme bang. Mon corps fut alors claqué contre la porte maintenant fermée alors que je fixais les yeux sombres de mon compagnon. Il avait l'air complètement énervé. Ses yeux brillaient de rage et son corps tremblait de colère. « Qu'est-ce que j'ai dit ? Tu ne me fuiras pas. » Dit-il les dents serrées. Tout chez lui était intimidant, autoritaire, contrôlé et dominé. J'avais vraiment envie de répondre avec quelque chose de super sarcastique comme : « Ouais, eh bien, je veux une licorne violette, mais je n'en ai pas eu. » mais j'ai plutôt décidé de suivre ce chemin, ce qui m'éviterait probablement des ennuis. « Et si je refuse de me conformer à tes règles ? » demandai-je. Il me regarda avec des yeux plissés avant de murmurer d'un ton mortellement sérieux : « Ça. » Avant même que je puisse dire quoi que ce soit, il se pencha et enfonça ses dents profondément dans mon cou, me marquant comme sienne. La douleur parcourut mon corps alors qu'elle se transformait lentement en plaisir, et je gémis doucement. Puis, je me sentis physiquement épuisée alors que mes sentiments se transformaient en colère. Ce fut ma dernière pensée avant que des points noirs n'envahissent ma vision.
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