XXIII

860 Words

XXIIILa comtesse Lydie avait été mariée fort jeune ; d’un naturel exalté, elle rencontra dans son mari un bon enfant très riche, très haut placé, et fort dissolu. Dès le second mois de leur mariage, son mari la quitta, répondant à ses effusions de tendresse par un sourire ironique, presque méchant, que personne ne parvint à s’expliquer, la bonté du comte étant connue et la romanesque Lydie n’offrant aucune prise à la critique. Depuis lors, les époux, sans être séparés, vécurent chacun de leur côté, le mari n’accueillant jamais sa femme qu’avec un sourire amer qui resta une énigme. La comtesse avait depuis longtemps renoncé à adorer son mari, mais elle était toujours éprise de quelqu’un et même de plusieurs personnes à la fois, hommes et femmes, généralement de ceux qui attiraient l’attent

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