Meredith se tourna et se retourna dans sa tente, incapable de trouver une position confortable pour dormir. La fatigue de la journée pesait sur ses paupières, mais rien n’y faisait. Les bruits de la forêt lui semblaient étranges et l’obscurité autour d’elle trop dense, presque oppressante. Après un long moment à lutter contre le sommeil, elle abandonna et sortit de sa tente. Ses yeux mirent un instant à s’habituer à la faible lueur du feu de camp qui crépitait. Marcus était assis sur une bûche, le regard fixé sur les arbres alentours, immobile, silencieux, comme s’il sondait les ombres. Sa présence rassurait autant qu’elle inquiétait, car il veillait sur eux, prêt à réagir à toute menace, animale ou surnaturelle. « Marcus, » dit-elle doucement en s’approchant, « tu veux faire une sieste

