Chapitre 6 Le gendarme Dieumadi, un large sourire aux lèvres, conduisait le fourgon de gendarmerie avec une aimable décontraction. Lorsqu’il avait reconnu Mary, il était venu sans manières lui serrer la main avec effusion, sous le regard noir du major Langlois qui semblait trouver cette manifestation de fraternisation entre la police et la gendarmerie tout à fait déplacée. La mine sombre, Langlois s’était assis sur le siège avant, avait bouclé sa ceinture et, après s’être assuré que Mary et Lucas étaient installés, il avait ordonné : — Allez ! — Où ça, mon major ? avait demandé Dieumadi de sa voix chantante. Et, toujours rogue, Langlois avait grogné : — Sur les lieux du crime. — Vous voulez dire chez monsieur Florent, mon major ? — C’est tout à fait ça, Dieumadi ! — À vos ordres,

