LVIIJe me rendis au Cours-la-Reine, à l’hôtel bien connu du prince Attikoff. Je sonnai. La porte massive s’ouvrit. Je traversai la cour, flanquée à droite et à gauche d’écuries et de remises en brique, à toit de zinc brillant comme de l’argent. Un timbre sonna deux fois pour annoncer la venue d’un visiteur. Je montai les quelques marches d’un perron qui fait face au quai, et je me trouvai en présence d’un grand laquais en livrée du matin. Il entrebâilla la porte. – Madame Iza ? lui dis-je. – Elle est à la campagne. – En êtes-vous sûr ? – Oui, monsieur. – Depuis quand ? – Depuis hier. – Quand reviendra-t-elle ? – Aujourd’hui, je crois. – À quelle heure sera-t-elle visible ? – Je n’en sais rien. Si monsieur veut inscrire son nom et revenir, madame me dira si elle peut le recevoir.

