Chapitre 108 — Cela fait longtemps que je l’aime, papa. Devin n’avait jamais su mentir à son père. Les mots sortirent d’eux-mêmes, lourds, définitifs. Cobby laissa apparaître un sourire discret, surpris et presque attendri. Il réalisa alors que son fils, qui n’avait jamais présenté la moindre femme, avait peut-être passé trop de temps à protéger ses sœurs au détriment de sa propre existence. Les années passaient, et Devin ne rajeunissait plus. — Alors pourquoi n’as-tu rien tenté ? demanda-t-il d’une voix posée. Devin baissa les yeux, esquissant un sourire empreint d’amertume. — J’ai une règle. Je ne fréquente ni la meilleure amie de ma sœur ni quelqu’un de son cercle proche. Cobby fronça légèrement les sourcils. Cette logique lui paraissait absurde. — Si c’est une philosophie

