Chapitre 68 — Zayla, pourquoi n’as-tu jamais révélé à mon père que tu m’avais tiré d’affaire ce jour-là, alors qu’il t’obligeait à partir pour l’Europe ? demanda Robin sans détour. Elle se figea aussitôt, comme si quelqu’un avait coupé le son en elle. Puis, voyant l’ombre d’agacement qui traversait le visage de Robin, elle se recomposa un sourire mielleux. — Mon amour… Si j’avais raconté ça, il aurait cru que je cherchais à me faire bien voir, ou pire, que je voulais me rapprocher de toi. Je l’ai fait par pure bonté, pas pour qu’on me remercie. Robin resta impassible. Impossible de savoir ce qu’il pensait. Il reprit, inflexible : — Si mon père avait su que tu étais ce fameux donateur anonyme, jamais il ne vous aurait expulsées. Pourquoi n’avoir rien dit avant de monter dans cet a

