— Qu’est-ce qu’il m’a laissé ? La question, légère en apparence, fit naître chez Robin un pincement au cœur. La curiosité dans le regard de Sabrina le troubla ; il sentit une culpabilité sourde l’envahir. Il ne pouvait pas lui dévoiler la vérité maintenant. Il fallait détourner l’attention. — Tu parlais des vêtements qu’il portait, n’est-ce pas ? lança-t-il, cherchant à orienter la conversation ailleurs. Sabrina s’illumina en parlant de son beau-père, cet homme qu’elle considérait comme un véritable père. Jamais elle n’utilisait le mot « beau-père » pour le désigner. Elle parcourut le placard, effleurant les vêtements un à un, jusqu’à ce que son doigt s’arrête sur un pull particulier, et un sourire fugace se dessina sur ses lèvres. — Celui-ci… je l’ai offert pour son dernier Noël avec

