Les trois dépositions sont trop identiques pour laisser aucun doute. Les volontaires royaux étaient donc en contravention avec l’article Ier de la capitulation. Ainsi abandonnés par leurs chefs, sans général et sans drapeau, les soldats de M. Vogué ne prirent plus conseil que d’eux-mêmes, et s’étant réunis, comme le dit l’un d’eux, au nombre de soixante-quatre avec un seul sergent-major, ils prirent un guide afin de ne point passer à Uzès, où ils craignaient d’être insultés. Le guide les conduisit jusqu’à Montarem sans que nul cherchât à mettre obstacle à leur passage, ni les inquiétât au sujet de leurs armes. Tout à coup un cocher nommé Bertrand, domestique de confiance de l’ancien grand-vicaire d’Alais, M. l’abbé Rafin, et de madame la baronne d’Arnaud Wurmeser, et qui régissait à leur

