*** Le brouhaha était aussi fort que les soirs de finale de rugby à Paris quand tous, heureux ou déçus, nous envahissaient, buvaient, chantaient, hurlaient, réclamaient le spectacle qui passait dans un boucan terrible et qu’ils ne voyaient qu’à demi. Wolf me prit la main : — Tu sais, je ne crois pas un mot de ce que m’a dit Mylène Mitsuko ! La petite Mimi avait dit que j’avais la syphilis à un stade avancé. Elle lui avait désigné quelques marques sur mon tibia… Je reconnus là son tour favori. J’en ris de bon cœur. C’est une technique qu’elle avait adoptée pour éloigner les clients des camarades qui passaient en scène. On s’en amusait, on s’en indignait, on s’en vengeait ! Aurore et Délire, bien plus costaudes qu’il n’y paraissait, avaient déjà boxé la médisante, qui était teigneuse, mai

