Quand la maladie ne me perturbait pas, que ma peau des jambes et des cuisses redevenait douce et lisse, c’étaient les démons qui me travaillaient. Ceux de la chair qui pèsent tant sur l’esprit. Et cette fièvre, je ne savais plus en alimenter ma volonté d’étudier. Marc savait aimer. Son art de dire et d’être m’avait transportée dans un monde où j’avais de la valeur et du pouvoir. Comme nous nous étions peu vus à cause de nos horaires discordants, le trivial avait peu émoussé le rêve… Avec le recul, nos liens passés s’embellissaient et dans ma solitude je me sentais privée de plaisirs. Surtout que, entendre parler toutes les nuits pendant des heures d’une sexualité qui envahit tout, les rues, les cinémas, le métro, les cafés… et des détails sur les rencontres, les travaux d’approche, les att

