CHANT VI « Lorsque du jeu de dés la partie a pris fin, celui qui vient de perdre en sort triste et penaud et, répétant les coups, s’instruit à ses dépens ; mais l’assistance suit et flatte le gagnant : l’un emboîte le pas, l’autre suit le cortège ou marche à ses côtés, lui parlant à l’oreille ; mais lui, sans s’arrêter, complaisamment écoute, et s’il donne à quelqu’un, celui-là se retire, en sorte qu’il parvient à sortir de la presse. Tel me trouvais-je alors au milieu de la foule, tournant tantôt vers l’un les yeux, tantôt vers l’autre, et je m’en dégageais à force de promesses. Là, j’ai vu l’Arétin à qui donna la mort le bras droit trop cruel de Gino de Tacco[48], et l’autre qui périt en chassant ses contraires[49]. Là me priaient aussi, tendant leurs bras ve

