Octobre 2014 Bénédicte était satisfaite. Le « projet Béré » prenait corps. Le printemps et l’été ne lui avaient laissé que de rares moments de répit tant elle s’était investie pour coordonner le début des travaux et résoudre les inévitables aléas par nature imprévisibles. Seule une respiration d’une semaine lui avait permis de décompresser, une villégiature en Corrèze à laquelle le « projet Béré » n’était pas étranger. Un chambardement de taille pour Bénédicte qui avait dû révéler à Clément l’existence de Laurent, disposé à les accompagner. Elle s’y était pris quinze jours à l’avance pour laisser son fils digérer la nouvelle et lier connaissance avec le grand escogriffe bouclé à l’humour débonnaire qui partageait secrètement sa vie depuis près de six mois, le temps d’une gestation nécessa

