50 Gilbert Delcroix déambulait dans les allées des archives du SIR, références en main. Cinquante millions de documents, concernant plus de dix-sept millions de victimes du nazisme s’ouvraient devant lui sur près de vingt-six mille mètres linéaires. L’instant précédent, la base de données l’orientait vers la section NS 1 relative aux Lebensborn. Les travées se succédaient en bon ordre, alignant les rayonnages métalliques chargés de boîtes d’archives jaunies et poussiéreuses qu’on ne manipulait qu’avec précaution. L’historien se souvenait comme de la veille de sa précédente visite en ces lieux. Il y avait passé des jours, explorant les différents répertoires pour les besoins de ses travaux de recherche, concentrant son attention sur l’unique cas du manoir de Bois-Larris. Cela remontait à

