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1532 Words

13 Paul Marsac pénétra dans Barbès à l’heure où les vendeurs de fripes repliaient leurs portants, encombrant les rues de camionnettes et de cartons. La police était rarement la bienvenue dans le quartier. Le commissaire se la joua discrète, remisant gyrophare et radio dans la boîte à gants. La chance voulut qu’il trouve une place dans la rue même où le meurtre de Chouqri avait été perpétré. Un coup d’œil alentour lui confirma qu’il ne s’y trouvait aucune caméra de surveillance. En entrant dans l’immeuble délabré, il s’imagina dans la peau du tueur, la nuit du crime. Pas de digicode, une porte bringuebalante ouverte à tout vent, des voisins qui n’avaient pas pour habitude de s’appesantir sur ce qui se tramait en face de chez eux. Bref, aucun obstacle majeur à l’horizon. À quatre heures du

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