Reconciliation

1249 Words
Ça doit faire une bonne heure, peut-être même plus, que je suis allongée les yeux fermés, sans toute fois m'être endormie une seule seconde. Je me tourne et retourne. Je gigote. Me couvre, me découvre. *souffle *. J'en ai marre. J'ai beau faire tout ça, le sommeil ne vient pas. Pourtant je me sens fatiguée. Je me relève, et m'assois sur mon lit. Je me frotte les yeux. Une ombre près de la fenêtre attire mon attention. Je me frotte encore les yeux, puis regarde vers la fenêtre. Plus rien. Waaa !!! Étrange comme situation. Je me lève alors et me dirige vers la fenêtre. Je la ferme et tire les rideaux. Vaut mieux prévenir dit-on !! Avant de retourner dans mon lit, je décide de descendre à la cuisine, prendre un verre de lait. J'ai entendu dire que c'était un bon tranquillisant. Ça m'aidera sûrement à dormir. Une fois hors de ma chambre, je descends les marches une par une, à pas de loup ou de chat, ils sont vraiment très agiles. Malgré tous mes efforts, mes pas émettent un grincement, qui risque bien de réveiller mes parents. Ils ont le sommeil léger. Si j'étais une ninja, il me suffirait de sauter sur la rampe, et de marcher dessus. *~*. Ou simplement, me faufiler comme un chat jusqu'à la cuisine. Finalement, j'arrive à la cuisine, sans trop de difficultés. J'ouvre le frigo et en ressort une brique de lait. Je remplis un verre puis remets la brique à sa place dans le frigidaire. Je m'apprête à repartir dans l'ombre de la nuit lorsque toutes les lumières s'allument. Je reste figée sur place. Je me retourne et tombe sur ma mère. Elle n'a pas l'air contente, mais surtout, elle a l'air endormie. Je tremble au point de faire aussi vaciller mon verre. Maman : tu ferais mieux de le poser. M'avertit-elle. Je pose le verre sur le comptoir près de moi. Elle s'avance lentement vers la table au centre de la cuisine. Elle saisit une chaise sur laquelle elle prend place, et me fait signe de la rejoindre. J'hésite longuement avant de la rejoindre. Je ne veux pas de dispute, encore moins me faire punir. Je prends mon courage à deux mains et prends place. Maman : toi non plus, tu n'arrive pas à dormir, pas vrai ? Je hoche positivement la tête, un peu exagérément. Maman : c'est normal, après ce qui s'est passé. Moi : je suis désolée de t'avoir dit toutes ces choses dures maman. Pardonnes moi si je t'ai blessée. Maman : c'est pas grave. Tu grandis, et je pense avoir du mal à l'accepter. Me confie-t-elle. Je vais te raconter une petite histoire. Comme quand tu étais petite, et qui sait, peut-être ça va marcher, et tu t'endormiras. Je lui sourit pour l'encourager. Elle saisit mes mains dans les siennes avant de commencer. Il était une fois, dans le village caché de Konoha, une jeune fille seule et timide. On la surnommait "intouchable". Elle n'avait pas d'amis. Pourtant, certains enfants essayaient de créer des liens avec elle. Mais elle les repoussait, ne sachant pas comment réagir. Une année se passa et elle ne s'était pas fait d'amis. Elle s'était jurée que l'année suivante, elle se ferait des amis. Pour cela, elle changea de coupe de cheveux, et sa façon de s'habiller. Ce qui plu à beaucoup de ses camarades. Ils se sont rapprochés, et enfin, elle avait des "amis". Pourtant, quand elle avait des soucis, aucun d'eux ne l'aidaient. Même au deuil de ses parents, seuls quelques uns sont venus la soutenir. Elle se sentie si mal. Plus le temps passait, mieux elle appris à distinguer ses vrais amis de ceux qui ne l'aimaient que pour son "apparence". L'année s'achèva, elle avait beaucoup d'amis. Des vrais et des faux. Elle décida que l'année suivante, elle n'aurait que de vrais amis. Pour cela, elle repris sa coloration d'origine. Comme elle le pensait, ses faux amis lui tournèrent le dos. Seuls les vrais restèrent avec elle. Et elle appris à mieux les connaître, chacun comme il était. Elle savait, dès ce jour là, qu'une vraie amitié ne se force pas, qu'elle ne s'invente pas. Elle se construit, se mérite. Et surtout, vient toute seule... Elle termine son histoire, une larme au coin de l'œil. Je comprends alors qu'il s'agit de son histoire à elle. Ça me touche qu'elle m'ait racontée ça. Waa !! Je ne l'avais jamais vu comme ça, aussi vulnérable et triste. Elle essuie rapidement la larme, et me fixe droit dans les yeux. Moi : c'est une belle histoire. Mais je ne comprends pas pourquoi tu me la raconte. Finis-je par dire, au bout d'un moment. Maman : eh bien, il y a une morale de l'histoire que je connais par cœur : il vaut mieux avoir de vrais amis, et profiter d'une amitié sincère. Déclare-t-elle avant de poursuivre, remarquant mon trouble. Excuses moi, Je ne voulais pas te forcer. Mais comprends moi, Je ne veux pas te voir fuir ainsi  l'amitié et ne rien faire. En tant que ta mère, je m'en voudrais de ne rien avoir fait. Et si un jour tu te retrouves sans amis, je m'en voudrais tellement. Je soupire. Décidément, elle ne changera jamais. Moi : tu l'as dit toi même. Il n'y a rien de mieux qu'une amitié sincère. Et c'est ce que je souhaite. Merci d'être la mère que tu es et dont je suis fière. Mais j'aimerais que tu arrêtes de te mêler de ma vie, de mes relations avec les autres, sans mon autorisation. D'accord ?! Lui dis-je, sans me laisser avoir par ses larmes. Maman : *soupir *. C'est vrai que tu as grandi. Oui je ne m'en mêlerai plus. À moins que tu ne me le demande. Dit-elle, avec un sourire au coin de ses lèvres. Je me lève et la prends dans mes bras. Moi : je t'aime maman. Lui avouai-je. Maman : je t'aime aussi. Mumure-t-elle à mon oreille. Tu es ce que j'ai de plus cher au monde. Je la relâche et monte dans ma chambre sans oublier mon verre. Je lui lance un "bonne nuit", avant de disparaître dans le couloir qui mène aux escaliers. Je monte les marches une par une. Je suis plus fatiguée que je ne le pensais. Je réussis enfin à rejoindre ma chambre. Mais dès que j'y mets pieds, quelque chose attire mon attention. Ma fenêtre... Je l'avais fermée, et maintenant elle est ouverte. Un vent frais, presque glacial me fouette le visage. J'hésite entre crier et fuir me réfugier dans les bras de ma mère... Non non, Onohana. Tu es une grande fille maintenant. Je pose mon verre sur mon chevet, me dirige vers la fenêtre. Je la referme, sans manquer de jeter un coup d'œil dehors. Rien dans les parages. Ça me rassure. Je retourne à mon lit, prends le verre et avale tout le contenu. Je redépose le verre et m'engloutie dans ma couverture. Je ferme mes yeux et au bout de quelques minutes, je me sens happée par le sommeil. *baille*, ah, quelle longue nuit. La journée de demain s'annonce aussi longue. J'ai hâte. Mais avant, il faudra que je parle de cette fenêtre capricieuse à mes parents. Ahlala, quelle histoire, je vous jure. ************************************ [correction complète le 14-07-2018] Alors, alors, que pensez-vous de ce chapitre ? Je vous avais prévenu qu'il serait court ! N'oubliez pas : votez, commentez et partagez. Ça me ferait vraiment plaisir. À la semaine prochaine pour un nouveau chapitre. X0, X0. 
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