- CINQUANTE-CINQ -

393 Words

- CINQUANTE-CINQ -ELLE TIENT la main de Ferdinand dans la sienne. Son oncle est si maigre qu’elle croit sentir son pouls à travers son poignet. Quand elle est arrivée du poste de police, l’infirmière lui a fait de grands yeux et un petit geste du menton signifiant que les choses se précisaient : Ferdinand ne passera pas la nuit, cette fois, le médecin en est certain. Lentement, la morphine l’empêche de souffrir et le conduit vers un coma cotonneux qui lui évitera d’avoir peur. Soudain, ses doigts se crispent sur la main de Mireille. Voyant qu’il bouge les lèvres, elle se rapproche. Il chuchote, elle lui demande de répéter. – … enveloppe… armoire… verte. Il cherche à lui expliquer quelque chose, à l’évidence. Mireille lui dit qu’elle va regarder, lâche la petite main frêle et va vers le

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