Prenant mon courage à deux mains, je tournai lentement la tête… Pas de doute possible, c’était bien elle, cette femme qui me souriait sardoniquement ! Elle, immobile et muette, et comme étrangère à ce qui se passait. Elle qui me considérait d’un air méprisant. En un éclair, ma voix intérieure me fit entrevoir ce qui s’était réellement passé : "Aveugle que tu es ! Ne comprends-tu pas que c’est ce brigand de Lindenschmidt qui a réussi à s’emparer d’elle ? Ah, il est très doué celui-là ! Ne le savais-tu pas ? Il a toujours su s’entourer des personnes qui lui convenaient, et il a un fameux don pour les trouver, tu peux me croire ! Allons, ne fais donc pas cette tête-là ! Il l’a retrouvée, te dis-je ! Il est très fort, tu verras… ! Méfie-toi bien de lui… Allons, tâche de faire bonne figure

