Chapitre 14.

1241 Words
Le mois de Juillet était arrivé. La nature était à son apogée. Les fleurs éclataient de couleur, le paysage était très beau à voir. Les doux fruits dans les étalages s'attendaient à être dévorés. C'était une belle saison estivale ! - Bonjour, maman. - Bonjour, mon poussin. Tu as bien dormi ? - Oui, et toi ? - Oui. Qu'est-ce qui te fait réveiller de si tôt ? La grasse matinée ne te plaît plus comme dans le passé ? - Oh que si ! J'aimerais savoir ce que tu vas cuisiner ce matin. - Je vais préparer de la patate douce avec du lait. - Maman, épargne-moi la patate je te prie. J'ai envie d'un bon spaghetti au fromage. - Quel enfant gâté ! Nos désirs sont donc contraires mon grand. - Exactement maman. Et j'avais à te dire que la publication des résultats pour la neuvième année est faite. Je suis impatient d'avoir les miens. - Ah d'accord. Je passerai les prendre aujourd'hui à ton école. - Laisse moi m'en occuper maman. Oncle Jérémy m'y emmènera. Je profiterai de changer d'air. - Qui te dit que ton oncle pourra t'y emmener ? Tu lui avais en parler ? - Non mais il le pourra. J'en suis certain. - Je vois. En parlant de changer d'air après tes résultats, tu iras faire un séjour chez ta grand-mère dans le Nord. Elle demande à te voir. - C'est génial ! J'y vais cette semaine ? - Tu es aussi pressé de quitter ta maman ? Dis-moi. - Non car tu es la plus géniale des mamans. - Oui je le sais. Laisse moi m'occuper de ton spaghetti au fromage, tu veux bien ? Sinon tu devras manger de la patate douce. Je te préviens. - Je te laisse maman chérie. Julia sourit. Elle le ne lui avait encore rien dit à propos d'Anthony. Elle espérait qu'ils purent former une famille épanouie. Elle attendait le bon pour en parler à son frère et à son fils. Elle songerait à téléphoner à sa mère au cours de la semaine afin de lui en parler. Dans l'après-midi au travail. - Anthony viendra te chercher plus tard ? Demanda India à Julia. - On ne s'est pas encore parlé de la journée mais je crois qu'il viendra. - Vous vous êtes bien rapprochés à ce que je vois. Vous êtes très mignons ensemble. - À t'entendre parler on dirait que nous sommes des adolescents lui et moi. - Il n'y a pas que les adolescents qui ont droit à l'amour. Anthony est un type bien, j'espère que tu n'hésiteras pas à t'engager avec lui. - Il m'en a fait la demande hier. - Vraiment ? À mon avis, tu as accepté. J'ai raison ? - Tu as raison. Il veut être mon mari et le père de ma fille. - Les hommes s'engagent et ils n'ont pas peur des responsabilités tandis que les petits garçons prennent la fuite à la moindre embûche. J'espère que tu as appris la leçon. - Évidemment. Je l'ai même retenu par cœur. - Je suis heureuse pour toi ma grande. J'ai été à tes côtés dans les moments les plus difficiles, et même à présent que ça va tu vas devoir me supporter encore longtemps. - Oh ! Ça oui. Je le sais. La sonnerie du téléphone de Julia mit fin à leur conversation. - L'heureux élu demande sûrement des nouvelles de sa très chère, dit India. Tu peux répondre, je gère. - C'est mon frère, voyons ! déclara Julia avant de décrocher l'appel. Allô, Jérémy ! - Oui, Julia. La secrétaire du Collège nous a fait savoir que le père de Nathan a déjà retiré ses résultats. - Comment est-ce possible ? Il ne m'en a pas parlé. Pour qui se prend t-il pour retirer les résultats de mon fils au Secrétariat de l'école sans m'en informer. Décidément, cet homme me veut la guerre. Je t'assure qu'il l'aura. - Calme-toi, grande sœur. Cet excès de colère ne te mènera nulle part. Je suis désolé car j'ai cru que tu étais au courant sinon je ne t'aurais pas téléphoné sur ton lieu de travail. - Ce n'est pas de ta faute. Je vais lui téléphoner afin d'avoir une bonne explication de sa part. Tu es encore au Collège ? - Oui. Nathan et moi. - D'accord. Si tu ne pourras pas le ramener à la maison, mets le dans un transport en commun, il saura rentrer tout seul. - Je m'en occupe. À plus tard ! La bonne humeur de Julia s'envola. Dimitri faisait vraiment tout pour la torturer. Elle était certaine qu'il le faisait exprès. Elle s'éloigna un peu afin de lui dire ce qu'elle avait sur le cœur. Cette affaire ne pouvait vraiment pas attendre, elle devrait être réglée au plus vite. - Allô ! - Je veux savoir à quoi tu joues ? - Quel accueil ! Tu oublies les salutations d'usage à présent. - Je t'aurais salué si c'était un appel de courtoisie or ce n'est pas le cas. Malgré le fait que ta voix perturbe ma santé morale, je suis dans l'obligation de te téléphoner. Tu penses que payer l'écolage de ton fils sans être présent dans sa vie te donne le droit de récupérer ses résultats sans m'en informer ? - Il est bien mon fils, non ? - Dimitri, tu vas cesser ton minable jeu. J'exige les résultats de mon fils cet après-midi même. Tu as sans doute oublié où se trouve la maison alors je vais te rafraîchir la mémoire. C'est à la rue Darvis au n°44. - Tu n'as pas à haranguer pour si peu. Nathan a réussi. J'étais très occupé, je n'ai donc pas pu t'apporter les résultats. - Et qu'est-ce que tu croyais ? Qu'il n'allait pas réussir ? Nathan a une mère responsable qui ne défile pas quand la situation devient compliquée. Sa mère est une femme qui sait prendre bien soin de lui avec ou sans la présence de l'irresponsable qui lui sert de père. Et sa réussite prouve cela ! - Ça suffit, Julia ! Tu m'appelles pour m'insulter ? C'est inimaginable. Comme tu as changé ! - Tu as bien cherché ces insultes. Tu t'attendais à quoi ? J'aillais dérouler un tapis rouge sous tes pieds, te jeter des fleurs et t'applaudir ? Tu te mets le doigt dans l'oeil. Tu croyais que je t'aurais téléphoné pour te féliciter. Tu te trompes. J'exige les résultats de mon fils, je te le répète ! Sinon je serai obligée de sortir de mes gonds. Je t'aurais prévenue. Elle raccrocha sans lui laisser le temps de répliquer. Elle avait besoin d'un verre d'eau. Elle avait gaspillé sa salive pour cet homme. Elle s'apprêtait à se déplacer quand Anthony lui téléphona. Elle voulut ignorer l'appel vu son état mais se décida à décrocher. - Allô ! - Mes salutations à la plus belle des femmes. Comment a été ta nuit ? - Bonjour Tony. Ça a été bien, et la tienne ? - Très bien. J'ai l'impression que quelque chose ne va pas. Tu veux m'en parler ? - Oui. Mais là tout de suite c'est impossible mon coeur. Je t'expliquerai tout plus tard. Je suis à l'hôpital en ce moment. - D'accord. Porte-toi bien ma chérie ! Je passerai te chercher plus tard. Je t'embrasse fort. - Je t'embrasse. À plus tard ! Merci d'avoir appelé.
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