XXIII Flaubert était assis à côté de Suzanne Lagier, et c’était Léonce qui lisait maintenant, ayant repris l’entière possession de son texte. Sentant l’extinction de voix venir, Flaubert avait sagement passé le relais. Pour le moment, il chuchotait des cochonneries à l’oreille de Suzanne, tout en levant le pouce en l’air en direction du lecteur, très approbateur de sa déclamation qu’il estimait être calquée sur la sienne. Léonce se sentait en rivalité avec lui auprès de Lagier, comme souvent les jeunes gens avec les hommes faits quand il y a une femme désirable dans les parages. Le naïf Gantois avait considéré un peu vite l’actrice comme sa maîtresse. Il aurait dû savoir que c’était elle qui choisissait ses amants et non l’inverse. Mais il était depuis trop peu de temps à Paris. Certains

