Chapitre 2 : Au fond du trou
Je viens de retrouver la réceptionniste et la pauvre ne s'en sortira pas.
- Quelle horreur ! (discrètement)
Ryan rampe jusqu'à moi et voit la réceptionniste agonisant sous la plaque de ciment.
Je me penche vers la jeune femme.
- Madame, vous êtes gravement blessée. Je suis désolée, nous n'allons pas pouvoir vous sauver.
La femme fait un oui de la tête.
- Reculez Lyne !
- Qu'est-ce-que vous voulez faire Ryan ?
Ryan sort son arme.
- Attendez ! Madame, nous retrouverons vos proches et on leur dira que vous les aimiez. Je vous en fais la promesse. (dis-je)
- Voulez-vous qu'on abrège vos souffrances ? (demande Ryan)
La réceptionniste fait un oui de la tête avec le peu d'énergie qui lui reste.
- Lyne, vous n'êtes pas obligé de voir ça.
Je m'écarte alors que Ryan presse la détente de son arme à bout portant contre le crâne ensanglanté de la jeune femme.
- J'ai tué une personne innocente. ça va être dur à encaisser.
- Non Ryan, c'est bien ce que vous avez fait ! Vous avez eu beaucoup de courage. Vous avez évité l'agonie à cette femme.
- Pourquoi elle et pas moi ?
- C'est la vie ! C'est comme ça !
- Il semblerait qu'on ait eu de la chance.
- Oui, mais comment on sort de là ? Il y a aucune issue Ryan ! Je ne suis pas sûre que cette poche qui s'est formée autour de nous soit bien solide. Ça peu s'effondrer à n'importe quel moment.
- On va trouver Lyne ! Puis quelqu'un va bien venir nous chercher.
- On ne sait pas ce qu'il s'est passé dehors ! Il faut que j'appelle ma fille.
Je tente de contacter Julia mais en vain.
- Eh mince, je n'ai aucun réseau. Vous en avez vous ?
- Non, je n'ai rien !
Je trouve le téléphone de la mairie et le porte à mon oreille.
- Il n'y a plus de tonalité ! Nous sommes livrés à nous même ! (touchant ma tête)
- Qu'est-ce-que vous avez !?
Je montre ma main en sang à Ryan.
- Vous êtes blessée à la tête Lyne !
- Ce n'est pas grave.
- Laissez-moi regardez ! (éclairant sa tête)
Ryan regarde attentivement.
- Vous avez une blessure qui nécessite quelques points je pense.
- De toute façon, le plus important c'est de sortir d'ici.
Nous tentons tant bien que mal de hurler, de nous faire entendre, mais en vain.
- Je n'en peu plus, je suis à bout de souffle ! (dis-je)
- Vous avez raison ! Reposez-vous. De toute façon j'ai bien l'impression que ça ne serre à rien ! Il faut qu'on garde le maximum d'oxygène.
Au bout de quelques heures, nous sommes assis par terre attendant qu'un miracle se produise.
- On va crever ici ! (dis-je)
- Non, ne dites pas ça ! Les secours vont venir nous chercher. Tout le monde savaient qu'on était là. Ça prend du temps, c'est tout !
- Sauf si tout le monde nous croit mort et qu'ils jugent que ce n'est pas utile de perdre du temps.
- Ne vous montrez pas défaitiste. Vous savez que je déteste ça !
Le lendemain, nous sommes assis face à face avec juste un peu de lumière de la lampe torche du téléphone pour nous éclairer. Je commence à piquer du nez. Ryan s'approche de moi et me secoue un peu.
- Eh Lyne ! Il ne faut surtout pas s'endormir là ! Sinon on va y rester !
- Mais c'est pas possible Ryan ! On va vraiment mourir ici ! C'est comme ça que ma vie va s'achever ! Crever au fond du trou !
- Je ne sais pas Lyne, mais je pense quoi qu'il en soit qu'à un moment donné, nous allons manquer d'air. De plus, ça fait déjà plusieurs heures que nous sommes là, peut-être bien plus de vingt-quatre heures et personne n'est venu nous secourir.
- C'est la faim qui va commencer à nous envahir, puis la déshydratation commencera.
- Il faut commencer à économiser nos batteries de téléphone si on veut encore s'éclairer.
- D'accord ! J'ai mon téléphone pro et mon personnel. Le personnel est éteint, mais chargé au maximum. Il peut tenir une journée allumé si je ne l'utilise pas. Il me reste plus que la moitié de la batterie sur le pro.
- Le mien est mort. On a trop utilisé la lampe torche.
- On pensait qu'on viendrait nous chercher aussi.
- On va économiser nos batteries.
- D'accord ! Mais je dois dormir Ryan ! Je suis épuisé !
- D'accord ! Je veille sur vous.
- Merci !
Je m'endors un moment sous la bienveillance de Ryan. Quelques heures plus tard, je me sens de plus en plus inconfortable et des douleurs commencent à apparaître.
A suivre