Chapitre 20

676 Words

20Le café La Glycine était un haut lieu des nuits genevoises. On y mangeait bien et on y chantait surtout beaucoup. Le maître des lieux avait imprimé sa patte à l’établissement. Oubliée La Glycine, on allait désormais chez «JiPéK’a», selon les initiales du patron, Jean-Pierre Kuricova. L’auberge, autrefois un relais de diligence, appartenait au groupe de maisons de la rue Montbrillant. De la courette donnant sur la rue, on entrait le plus souvent dans le restaurant par la cuisine. Les habitués regrettaient presque qu’à la belle saison, lorsque la grande porte-fenêtre était ouverte, on ne soit pas obligé de se faufiler parmi les casseroles. Il y avait bien une petite salle calme à l’arrière, mais le must était d’obtenir une place dans celle de devant, non loin du piano qui s’éveillait cha

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