Chapitre 81 Une de ces nuits où ils rentraient tard de l’hôtel, Ernest, dans son blouson de cuir, roulait sur la route sinueuse. Balsamine, accrochée à son dos, vêtue d’un épais manteau la protégeant des courants d’air, le serrait tendrement, les yeux clos. Soudain, le jeune homme stoppa net. Quelque chose l’avait intrigué. Le nez en l’air, il regardait le ciel. ⸺ Pourquoi tu t’arrêtes ? demanda la jeune fille. ⸺ J’ai cru voir une étoile filante. ⸺ C’est possible, à cette époque de l’année nous approchons des perséides. ⸺ Les perds ses quoi ? ⸺ Les perséides, on les appelle aussi les larmes de Saint Laurent. C’était écrit dans le livre que tu m’as offert. Tous les ans, notre planète croise sur son chemin, les restes de trainés de poussière, de débris et de roches, qu’une comète laiss

