Chapitre 86 À l’issue du trajet en train suivi de celui en navette, les amoureux retrouvèrent l’appartement de Saint-Genis-Laval. Le premier soir, allongés sous le vasistas à regarder les étoiles, ils dégustèrent d’une traite les figues du jardin, que madame de Landois leur avait remis en partant. Enfin seuls, se disaient-ils. Le ciel moutonneux laissait passer la douce chaleur du soleil d’automne. À chaque réveil, Balsamine se perdait dans le bleu des yeux d’Ernest qui la contemplait. Faire l’amour à celui que l’on aimait, sans se soucier du temps qui passait, était un rêve devenu réalité, mais qui s’achevait pour chacun avec la rentrée universitaire. Une semaine à vivre sous le même toit en se laissant aller à la volupté, leur avait fait perdre toute notion du temps et des contraintes.

