chapitre 4 : Quand le mari impose ses règles.

2797 Words
LORENZO(voix intérieure) Finalement, j’ai signé ces foutus papiers de mariage mais une chose est sûre : je m’en fous complètement de cette gamine. Sérieux, je me demande où mon vieux est allé me sortir une fille pareille. J’ai l’impression qu’il se fout carrément de ma gueule. Comment il peut m’obliger à me marier avec une ado de dix-sept piges ? C’est du délire. Je suis censé être quoi, son mari et b****r avec elle, ou son baby-sitter et lui changer les couches ? Ma tête est en feu. Je sens que je vais exploser si je ne me calme pas. J’ai besoin de dormir, c’est la seule façon d’oublier ce bordel. Demain, je vais lui poser mes règles bien en face. Et si elle refuse d’obéir, tant pis pour elle, elle va morfler. Parce que je hais les filles qui se croient spéciales, les gamines qui jouent les princesses. Avec moi, ça passe pas. Et avec le caractère que je lui vois déjà, je sens que ça va être la bagarre non-stop entre nous deux. Et croyez-moi, je suis capable de la foutre dehors sans état d’âme si elle me saoule. J’ai pas signé ces papiers pour devenir le joujou d’une ado. J’ai juste plié pour que mon daron me lâche les bottes. Je connais trop bien ses méthodes, ce vieux… Après de longues minutes à cogiter dans le noir, Lorenzo se leva d’un bond de son fauteuil. Il attrapa son verre, vida le fond d’un trait et le reposa brutalement sur la table. Sans plus attendre, il sortit du bureau. Mais dès qu’il franchit le seuil, il s’arrêta net. Ses yeux s’assombrirent. Chloé était là. Allongée en travers du lit, le visage enfoncé dans les coussins, les cheveux en bataille, elle dormait paisiblement. Une image fragile, innocente, qui contrastait totalement avec la tempête qui bouillonnait dans le regard de Lorenzo. Lorenzo (yeux rouges, voix glaciale) _ C’est quoi ce délire ? Qu’est-ce qu’elle fout dans MON lit, cette gamine ? p****n… mais c’est quoi ces foutaises ? Son corps entier vibrait de colère. En trois enjambées, il fut sur le lit. Son regard noir planté sur elle, il attrapa son bras avec une force brutale. Sans effort, il la souleva comme si elle ne pesait rien. Chloé s’éveilla en sursaut, complètement déboussolée. Ses yeux grands ouverts, elle tenta de se débattre, mais la poigne de Lorenzo était d’acier. Chloé (hurlant) _ Aaaah ! Lâche-moi ! Tu me fais mal ! Mais Lorenzo n’écoutait rien. Il quitta le lit en la tenant comme un simple fardeau, traînant son corps léger sans aucune douceur. Sa mâchoire crispée, ses veines saillantes, il n’était plus qu’un bloc de rage. Arrivé devant la porte, il l’ouvrit brusquement. D’un geste v*****t, il jeta Chloé dans le couloir comme un vulgaire sac. Chloé( criant) _ Aaaaaaaaaaaaaaaa... Le choc fut brutal. La jeune fille heurta le mur en face, sa tête cognant violemment contre la surface dure. Son corps s’écrasa lourdement sur le sol. Ses cheveux se répandirent en mèches désordonnées sur son visage encore engourdi par le sommeil. Ses mains restèrent étalées de chaque côté, inertes. Un silence pesant emplit le couloir. Puis, lentement, son souffle s’éteignit dans un soupir faible : elle venait de perdre connaissance après le choc brutal de sa tête contre le mur. Lorenzo, impassible, la fixa à peine. Sans un regard de plus, il claqua violemment la porte, laissant la gamine inconsciente dehors, comme si elle n’était qu’un objet gênant qu’on balance dans un coin. À l’intérieur, rouge de colère, il s’approcha de son lit. Son visage fermé respirait le mépris. Il arracha les draps froissés sur lesquels Chloé avait osé poser son corps et les jeta avec rage. Lorenzo (furieux) _ Elle se prend pour qui cette gamine ? Comment elle ose entrer dans ma chambre et dormir sur mon lit comme si elle était chez elle ? Non mais elle rêve ? Il va falloir qu’elle comprenne vite qui est le boss ici, et qu’elle respecte mes règles. Sinon, elle verra mon vrai visage… et elle regrettera. Après avoir changé les draps, Lorenzo se laissa tomber lourdement sur le lit, les bras croisés derrière la tête. Son regard fixait le plafond, froid, implacable. Ses yeux se fermèrent peu à peu, cherchant un sommeil qui tarda à venir, tandis que Chloé gisait seule dans le couloir, inconsciente. LE LENDEMAIN. Le jour s’était déjà levé depuis un moment, mais un silence inquiétant régnait encore dans la villa. Dans le couloir, le corps fragile de Chloé était toujours allongé au même endroit. Ses cheveux collaient à son visage, son souffle faible trahissait sa vulnérabilité. Dans sa chambre, Lorenzo ouvrit les yeux après une nuit agitée. Il resta allongé quelques minutes, fixant le plafond comme pour mettre de l’ordre dans ses pensées. Finalement, il se redressa, quitta le lit, et se dirigea vers la porte. Lorsqu’il l’ouvrit, il resta figé. Là, devant lui, exactement comme il l’avait laissée hier, Chloé était étendue, inconsciente, toujours aussi vulnérable. Lorenzo croisa les bras sur son torse, le regard sombre, impassible. Ses yeux glissèrent lentement de ses cheveux en bataille jusqu’à ses cuisses dénudées, qu’il observa sans le moindre intérêt, comme si ce corps offert ne représentait absolument rien pour lui. Lorenzo (voix intérieure, ton sombre) Cette gamine a vraiment trop de bouche, vu la manière dont elle m’a répondu hier. Sérieux, je pige pas ce que mon père est allé chercher avec une fille pareille, c'est pathétique. Comment je pourrais être marié à une gosse qui croit que lever le ton, c’est de la force ? Des femmes, j’en ai connu assez dans ma vie, et pas des petites joueuses comme cette Chloé ou peu importe comment elle s’appelle. Moi, je kiffe les femmes vraies, celles qui savent ce qu’elles veulent, celles qui peuvent m’apporter quelque chose. Avec une gamine pareille, je vois pas ce que je pourrais faire, à part perdre mon temps. Ok, niveau âge c’est pas dramatique, elle a 17 ans, j’en ai 22, c’est pas énorme, cinq ans d’écart ça passe. Mais le problème c’est pas l’âge, c’est elle. Cette fille a l’air dure, bornée, incapable de se plier. Et moi, je sens déjà que ça va pas être la fête entre nous. Ça sera pas une histoire de couple tranquille, mais un champ de bataille. Et franchement, je sais pas si je vais la briser ou si c’est elle qui va me chercher la merde en premier, mais une chose est sûre : ça va cogner. Ses pensées restaient glaciales. Lorenzo ne ressentait ni pitié ni inquiétude. Il resta là, immobile, à la contempler comme si elle n’était qu’un problème insignifiant. Lorenzo (soupirant) _ Il va falloir la réveiller maintenant… elle a assez dormi. Il se retourna tranquillement vers sa chambre. Sur la table basse, il attrapa un bol d’eau. Sans se presser, il revint vers le couloir, se posta au-dessus de Chloé et, sans la moindre pitié, renversa l’eau sur sa tête. Les gouttes glacées coulèrent sur son visage, dans ses cheveux, et s’infiltrèrent dans ses oreilles. Le corps de la jeune fille frissonna, ses lèvres tremblèrent. Ses paupières commencèrent à bouger doucement, arrachées de force à l’inconscience par ce réveil brutal. Chloé (criant, surprise et furieuse) – Aaaaaiiiiii… p****n mais ! Avant même qu’elle n’ait le temps de finir, Lorenzo renversa d’un geste brutal tout le contenu du bol d’eau sur elle. L’instant d’après, le verre éclata contre le sol, résonnant dans toute la pièce comme un coup de tonnerre. Le bruit sec fit sursauter Chloé qui se redressa d’un bond, trempée, les yeux grands ouverts. Son regard croisa celui de Lorenzo : il se tenait droit, les mains dans les poches, imposant, glacé, avec ce visage fermé qui dégageait une autorité écrasante. Chloé (rouge de colère, criant) – Mais p****n tu te prends pour qui toi ?! Comment t’oses me balancer de l’eau à la gueule comme ça dès le matin ?! Lorenzo (voix imposante, ton sec et v*****t) – Lève-toi du sol. On doit parler. Et ferme ta p****n de gueule si tu veux pas que je t’en colle une direct. Sa voix claqua comme un coup de fouet, si forte que Chloé en eut un frisson. Elle se redressa difficilement, chancela un instant comme si ses jambes allaient lâcher, mais resta plantée devant lui. Chloé (criant de douleur, tenant sa tête) – Aaaaaiiiiii… ma tête… La douleur la traversa d’un coup, lui arrachant un cri. Elle repoussa ses cheveux trempés qui collaient à son visage, croisa les bras et fixa Lorenzo, le regard brûlant, déterminée à ne pas plier. Chloé (voix intérieure, rage contenue) J’ai la tête en feu, je sens que je peux m’écrouler d’une seconde à l’autre. Mais pas question de me laisser écraser par lui. Ok, il veut jouer au chef ? Très bien. On va mettre les points sur les i. Moi, je suis pas une marionnette. Lorenzo( imposant) _ Je t'in... Chloé (ferme, le coupant) – Je t’interdis de me verser de l’eau dessus, je suis pas ton chien et... Lorenzo( ton glacé) – Toi tu fermes ta bouche et tu m’écoutes, ok ? J’aime pas qu’on me coupe quand je parle. Tu... Chloé (le coupant) – Moi non plus j’aime pas qu’on me coupe, alors tu me laisses finir avant de jouer au grand patron. Comme je disais : plus jamais tu m’arroses comme ça. Je suis pas ton esclave, ok ? Lorenzo (voix intérieure, rouge de colère, mâchoires serrées) Putain mais c’est quoi son délire à cette meuf ? Elle croit vraiment qu’elle peut me répondre comme ça ? Elle se prend pour qui cette gamine ? Lorenzo (explosant) – Si t’oses encore me parler comme ça, j’te jure que je t’explose. T’as compris ? Je suis ton mari, et tu me dois du respect. Ne crois pas que parce que ce mariage me fait chier, tu vas faire la loi chez moi. Ici, c’est ma baraque, y a mes règles, et tu vas les suivre. Sinon, je te montre mon vrai côté sauvage. Et crois-moi, tu veux pas voir ça. Chloé (voix intérieure, sarcastique) Quel côté sauvage ? Côté sauvage mon œil… toi t’es juste un mec qui se prend pour un super-héros en pause, avec des muscles gros comme des citrouilles. Lorenzo (rouge de colère, mâchoires serrées) – Quand je te parle, tu me réponds, gamine. Chloé (ferme, rouge de colère) – Eh mec, ça suffit ok ? Je suis pas une gamine, alors contrôle ton langage, je… SPLASH ! Le son claqua dans le couloir comme un coup de tonnerre. Lorenzo venait de lui donner une gifle matinale. Chloé porta instinctivement sa main à la joue, les yeux écarquillés entre colère et confusion. Chloé (furieuse, voix piquante) – Mais t’es malade ou quoi ? Comment t’oses me gifler ? Tu te prends pour qui là ? Mon père peut-être ? Je te rappelle que t’es juste mon p****n de mari depuis un jour, alors n’ose plus lever la main sur moi. Lorenzo, rouge de rage, attrapa son bras avec une force qui la fit grimacer, la tirant vers lui. Ses yeux brûlaient d’une colère noire qui enserra Chloé comme un étau, son regard pénétrant fixant chaque réaction de la jeune femme. Lorenzo (furieux, voix glaciale et imposante) – La prochaine fois que tu m’appelles “mec”, je te jure que ça va chauffer. Je suis pas ton pote avec qui tu rigoles, je suis ton mari. Et tu me dois du respect, t’as compris ? Chloé resta silencieuse, ses yeux brillant de larmes qu’elle refusait de laisser couler. La main de Lorenzo pressait son bras avec une telle force qu’elle sentait la douleur se répandre dans tout son corps, comme si chaque os était écrasé sous sa poigne. Son regard, noir et intense, la consumait. Lorenzo (criant, dominant) – TU ME RÉPONDS QUAND JE TE PARLE, p****n ! T’AS COMPRIS OU PAS ? JE SUIS TON MARI, PAS L’UNE DE TES COPINES POUR QUE TU M’APPELLES “MEC”, T’AS CAPTÉ ? L’emprise de Lorenzo était trop forte. Chloé sentit son bras devenir rouge sous la pression, ses os semblant hurler sous la force de sa main. Les larmes commencèrent à couler, inondant son visage rougi par la douleur. Malgré tout, elle hocha lentement la tête, signe d’approbation, le défi toujours dans son regard même sous la peur et la douleur. Chloé (hochant la tête, blessé) _ C'est compris… je suis désolée. T’es mon p****n de mari maintenant, alors lâche-moi, tu me fais mal là. Lorenzo la fixa un instant, ses yeux sombres et froids, avant de lâcher brusquement son bras. Chloé porta sa main sur la marque laissée par sa poigne, le regard mêlé de douleur et de défi. Lui, impassible, croisa les bras et reprit son air imposant, comme si le monde entier devait se plier à lui. Lorenzo (imposant, voix glaciale) _ À partir d’aujourd’hui, tu ne sortiras plus de cette maison. Chloé (yeux écarquillés, presque en panique) _ QUOI ?! Tu te fous de moi ?! Comment ça je ne vais plus sortir de cette maison ? Et mes cours, et mes études alors ? Lorenzo (ferme, sans ciller) _ Si tu oses mettre un seul orteil hors de cette maison, tu auras affaire à moi. Chloé (voix intérieure, sarcastique) Bah… il raconte quoi, celui-là ? Il se prend pour qui ? Genre, « je te tiens, gamine » ? Lorenzo (imposant, toujours) _ Je ne veux plus te voir dans ma chambre. Cet espace est à moi, c’est mon territoire. Tu restes dans la chambre voisine. Ton téléphone ? Tu gardes juste mon numéro, celui de mes parents et le tien, point. Chloé (voix intérieure) T’es qui, toi ? Mon maître ? Franchement, tu me connais pas encore, s****d. Lorenzo (ferme, autoritaire) _ Si tu veux rester ici, tu te comportes comme une épouse docile. Sinon, je te jette dehors. Dans ma maison, c’est moi qui décide. Tu obéis et tu fermes ta gueule si tu ne veux pas que je te corrige souvent. Chloé (voix intérieure, ironique mais sérieuse) Ok… l’idée de me faire jeter dehors me plaît bien mais attends un peu que ton père paie l’opération de mon père. Un silence lourd s’installa. Les deux se fixaient, lançant des regards assassin. Lorenzo, dur comme le béton, gardait son air de roi intouchable. Chloé, furieuse mais défiant, se contentait de l’observer sans broncher. Lorenzo (imposant, froid) _ T’as compris ce que je viens de te dire ? Chloé (voix intérieure, sarcastique) À vrai dire… j’ai rien compris. Tout ce que je capte, c’est un bad boy super imposant qui me rend folle déjà et que je dois supporter si je veux pas finir avec des claques ou risquer la vie de mon père. Lorenzo (tonnant, rouge de colère) _ Tu peux répondre, bon sang ? Je t’ai posé une question, gamine ! Chloé (murmurant) _ Je suis pas une gamine, connard. Lorenzo (enragé) _ Tu marmonnes quoi là ? Tu veux que je te donne une claque pour te faire ouvrir la bouche, c’est ça ? Chloé (calme, ironique) _ J’ai dit que j’avais compris. J’ai parfaitement compris tout ce que t’as dit. Lorenzo (visage sévère, presque menaçant) _ Tant mieux pour toi. Sans un mot de plus, il se détourna et s’engouffra dans sa chambre, claquant la porte si violemment que Chloé sursauta. Chloé (murmurant pour elle-même, exaspérée) _ Mais dans quoi je me suis embarquée… cet homme, c’est pas un humain, c’est un p****n de... Elle n’eut même pas le temps de finir sa phrase que la porte s’ouvrit à moitié, laissant apparaître Lorenzo. Ses yeux perçants et son regard imposant traversèrent l’espace ouvert, figée Chloé sentit un frisson lui parcourir l’échine. Lorenzo (ferme, autoritaire) _ Va me préparer mon petit déjeuner. Aujourd’hui, c’est le jour de repos du ménagère, alors sois rapide, je déteste attendre. Chloé resta figée, les yeux écarquillés, sa gorge sèche comme si les mots refusaient de sortir. Chloé (stupéfaite) _ Quoi ? C’est moi qui vais… CLAC. La porte se referma brusquement, résonnant dans le couloir, laissant Chloé debout, bouche ouverte et figée, les mains suspendues dans l’air. Elle inspira profondément, tentant de reprendre contenance, puis murmura pour elle-même avec un mélange d’ironie et de détermination : Chloé (murmurant, sarcastique) _ Eh bien… on va tous deux rester affamés alors, parce que moi, je n’ai absolument aucune idée de comment préparer le petit déjeuner. Avec un soupir résigné mais décidé, elle se dirigea vers la chambre voisine, celle que Lorenzo lui avait indiqué comme étant la sienne. Entrant dans la pièce, elle claqua la porte derrière elle avec un coup sec, comme pour se donner un peu de courage face à cette nouvelle responsabilité. À suivre...
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD