CHAPITRE 14: Testé par elle, jaloux malgré moi.
Perdu dans ses pensées qu’il ne comprenait même pas lui-même, Lorenzo fut ramené à la réalité par le son du téléphone de Chloé qui venait de sonner dans les mains de la jeune femme.
Lorenzo (curieux)
– Qui t'appelle à cette heure ?
Chloé resta silencieuse un instant, décrochant sans même jeter un regard à Lorenzo, comme s’il n'était pas à ses côtés. Puis, s’affalant sur le canapé, un petit sourire malicieux aux lèvres, elle répondit à l’appel.
Chloé (ému mais espiègle)
– Enfin ! J’ai cru que tu allais jamais m’appeler… tu m’as manqué, bébé.
Lorenzo écarquilla les yeux, choqué par ses mots. Il sentit son sang bouillonner un instant. À l’autre bout du fil, Valentina, la meilleure amie de Chloé, répondit, visiblement surprise.
Val (surprise)
– Hum… attends, attends… quoi ? Ma cocotte, tu vas bien là ? On vient juste de parler y a quelques heures, pourquoi tu me balances que je t’ai manqué ?
Chloé, sans se démonter, répondit avec une voix douce mais piquante, un mélange de mensonges et de provocation.
Chloé (provocatrice, menteuse)
– Oui mon chou, je sais qu’on s’est vus cette semaine, mais là, tu me manques encore. Demain à la fac, on se voit, ok ? Faut qu’on parle.
Lorenzo (voix grave, tendue)
_ Tu parles à qui là ? Tu te fous de ma gueule ou quoi ?
Chloé ne broncha pas. Au contraire, elle se leva lentement, comme si son calme était une provocation, et alla s’asseoir sur le canapé en face de Lorenzo, croisant les jambes avec une nonchalance qui aurait pu énerver n’importe qui… surtout lui.
Lorenzo (rouge de colère)
_ Pourquoi tu vas t’asseoir là-bas ? Tu parles à qui exactement ?
Chloé (voix intérieure, sarcastique)
_ Sérieux, en quoi ça peut t’intéresser la personne à qui je parle ? s****d.
Au bout du fil, Valentina restait silencieuse, un peu perplexe par le ton acerbe de son amie. Elle ignorait que Chloé jouait un plan bien précis pour chauffer le cœur de Lorenzo, et préféra observer sans rien dire.
Chloé (voix douce, presque innocente)
_ Bébé, faut que tu saches… j’ai eu mes règles aujourd’hui, donc rassure-toi, je suis pas enceinte… enfin, on pourra faire…
Lorenzo explosa.
Lorenzo (cri strident, furieux)
_ QUOIIIIIII ?!?
Se levant d'un bond, le verre de whisky qu’il tenait glissa brutalement de sa main et s'écrasa sur le tapis. Son corps tout entier semblait bouillonner de colère : ses poings se serrèrent, ses muscles se tendirent et son visage prit une teinte rouge vif, chaque fibre de son corps brûlant d’impatience.
Lorenzo (voix imposante, menaçante)
_ Tu parles à qui ? C’est ton amant ? Réponds-moi p****n !
Chloé, parfaitement satisfaite de son petit jeu, retira le téléphone de son oreille, racla doucement l’appel et se leva avec un air insolent, chaque geste calculé pour le faire bouillir.
Chloé (calme, tranchante)
_ Pourquoi tu t’énerves comme ça ? Si ce matin tu m'a dit que je t'intéressais pas… pourquoi tu chauffes maintenant ? Moi, je suis pas un trophée, ok ? Je suis une femme et j’ai le droit de parler avec qui je veux tant que cette personne sait me traiter comme je le mérite.
Lorenzo n’en pouvait plus. Il s’approcha d’un pas rapide, son ombre massive planant sur elle, et d’un geste furieux attrapa son bras, la rapprochant de lui. Ses yeux rougis flamboyaient dans les siens, brûlants de colère et de possessivité. Chloé, malgré la douleur qui irradiait dans son bras, garda la tête haute et le fixa avec un regard défiant, un mélange de défi et d’autorité silencieuse.
Lorenzo (furieux, voix rauque, menaçant)
_ C’est qui ce mec à qui tu parles ? Hein ? T’as couché avec lui ou quoi ? T’es qu’une vraie s****e toi…
Chloé (calme mais ferme)
_ Je crois que c’est ça ton vrai problème… en fait. T’es toujours en colère, toujours brutal, toujours à vouloir imposer, dominer, montrer que t’es le boss… p****n, tu me saoules. Tu peux me lâcher là ? J’ai aucune explication à te donner, ok ? Toi, t’as été clair ce matin, j’t’intéresse pas. Et maintenant, tu joues le mari jaloux parce que je parle avec un autre mec ? Allez, avoue… t’as bien aimé m’embrasser ce matin, hein ? Avoue… t’as aimé ou pas ?
Lorenzo, comme s'il ne pouvait attendre plus longtemps, écrasa ses lèvres sur celles de Chloé l'embrassant comme si celà pouvait éteindre le feu qui brûle en lui. Le b****r était sauvage, brûlant, chargé de toute la colère, la possessivité et le désir qu’il contenait. Chloé, presque attendue, se laissa faire, ses mains s’enroulant derrière la nuque de Lorenzo, caressant ses cheveux avec un mélange de défi et de douceur, comme si elle cherchait à l’apaiser… et ça fonctionnait.
Petit à petit, le feu dans Lorenzo changea d’intensité : le b****r, au départ brutal et dévorant, devint tendre, presque délicat. Leurs souffles se mêlaient, leurs lèvres se mordillaient et se goûtaient avec une douceur nouvelle, un équilibre étrange entre passion et tendresse. Lorenzo lâcha le bras de Chloé qu’il avait tenu si fermement et enroula ses deux bras autour de sa taille, la pressant contre lui comme pour la protéger autant que pour la posséder.
Chloé, ressentant ce changement, continua de caresser ses cheveux, comme pour lui montrer que oui, elle était là, qu’il pouvait se détendre, respirer… se laisser aller sans perdre le contrôle. Après quelques secondes, Lorenzo décolla leurs lèvres, ferma les yeux un instant, posant son front contre le sien, puis la prit délicatement dans ses bras. La tête de Chloé se posa contre son torse, ses mains toujours autour de son cou, écoutant le rythme rapide de son cœur. Même si sa colère était encore là, elle était tempérée par cette tendresse qu’il ne savait exprimer.
Lorenzo (voix grave, légèrement rauque)
_ T’as couché avec ce mec à qui tu parles… ou c’était juste un prank ?
Chloé esquissa un sourire, piquant mais sincère, sentant à quel point cet instant révélait à la fois sa jalousie et sa tendresse malgré lui.
Chloé (voix intérieure)
_ Bon, c'était juste un prank… mais faut avouer que j’avais besoin de le pousser un peu pour voir si le mec va exploser ou s’il garde son sang-froid.
Lorenzo (impatient, fronçant les sourcils)
_ Je suis calme, là, pas brutal. Je t’ai même prise dans mes bras pour me calmer. Alors réponds vite, ou tu veux que je perde mon sang-froid ?
Chloé (provocatrice, un petit sourire en coin)
_ Après tout… c’est pas comme si c’était moi qui t’avais demandé de me prendre dans tes bras, hein ?
Lorenzo (impatient)
_ C’est qui ce mec à qui tu parlais tout à l’heure ? Tu me testes ou quoi ? En vrai, tu te fous de ma gueule ? Qu’est-ce que t’as fait avec lui ? Pourquoi tu lui dis que t’as tes règles et qu’il doit pas s’inquiéter ? Tu m’as trompé, c’est ça ? p****n, répond !
Chloé (voix intérieure, amusée)
_ Haha… je parie qu’il va péter un câble après ma réplique. Franchement, je commence à capter un peu le tempérament de ce grincheux.
Lorenzo (agacé, les muscles tendus)
_ Tu m’énerves ! Réponds-moi !
Chloé (provocatrice, mimant un air innocent)
_ Franchement… qu’est-ce que ça peut te faire si j’ai couché avec lui ou pas ? Mais juste pour te prévenir, la réponse que tu cherches va sûrement te mettre hors de toi.
Lorenzo, déjà sur le point d’exploser, se détacha brusquement de Chloé. Ses poings se serrèrent, ses yeux brillaient de colère, exactement comme Chloé l’avait imaginé.
Lorenzo (furieux, la voix vibrante de rage)
_ T’as couché avec lui, oui ou non ? Tu joues à quoi avec moi ?
Chloé (soupirant, amusée)
_ Et voilà, tu recommences. Regarde ton visage… sérieux, t’as l’air sur le point d’exploser.
Lorenzo (enragé)
_ Si tu veux pas me voir énervé, arrête de me taper sur les nerfs, ok ? Je t’ai posé une question, tu me réponds, c’est tout.
Chloé (soupirant, mais avec un sourire malicieux)
_ Wesh… calme-toi, ok ? J’ai couché avec personne, c’était juste pour te tester.
Lorenzo (furieux, la voix tremblante de colère)
_ La prochaine fois que tu me joues ce mauvais tour, crois-moi… je vais te botter les fesses ! p****n, tu me rends dingue !
Sans attendre, il se retourna et se dirigea vers les escaliers, le corps en feu, comme s’il voulait se jeter sous une douche froide pour calmer sa rage. Mais la voix de Chloé jaillit derrière lui, tranchante et provocatrice :
Chloé (criant, avec un sourire piquant)
_ Avoue au moins que t’es jaloux, monsieur le grincheux !
Lorenzo s’arrêta net, ses muscles se raidirent, et il tourna vers elle, les bras croisés, imposant comme un mur.
Lorenzo (voix imposante)
_ Tu ne sortiras plus de cette maison sans ma permission. Quand j'étais pas là, t’as fait ce que tu voulais, mais maintenant, finis tes stupides cours, tu sortiras d’ici uniquement quand moi je l’aurai décidé. Et n’oublie pas une chose : tu m’appartiens, t’as capté ? T’es ma femme. Et si tu continues à jouer avec mes nerfs, crois-moi, la prochaine fois, ça ne sera pas des claques que je te donnerai… j’ai d’autres punitions bien plus sévères en tête. Alors fais gaffe, ne me pousse pas à bout.
Après avoir prononcé ces mots avec toute la puissance et l’autorité qui le caractérisent, il tourna les talons et grimpa les escaliers à vive allure. Le bruit de ses pas résonnait dans le couloir, puis plus rien. Chloé resta figée sur place, le souffle coupé, son cœur battant un peu plus vite que d’habitude.
Chloé (murmurant, un petit sourire aux lèvres)
_ Compte sur moi pour te mettre hors de toi, mon cher mari. T’as encore rien vu. Tu sais combien de gosses de riches m’ont déjà dit que je leur plaisais et qu’ils aimeraient m’avoir comme copine ? Et toi, le grincheux, tu oses me balancer que je t’intéresse pas… crois-moi, tu vas ravalé tes mots, s****d.
Chloé se laissa tomber sur le canapé, la tête rejetée en arrière. Ses lèvres esquissèrent un sourire malin, presque moqueur, tandis que ses yeux brillaient d’un mélange d’excitation et de défi.
Chloé (voix intérieure)
Ce soir, j’ai compris un truc : en vrai, il s’énerve trop vite ce s****d. C’est son défaut. Il croit qu’il domine tout, qu’il est le maître, et c’est pour ça qu’il pète un câble dès qu’on ne suit pas ses ordres. Mais en vrai, j’ai aimé comment il a essayé de se calmer tout à l’heure. Et ce b****r… wesh, c’était trop bon. Le b****r, j’ai kiffé. Mais la personne qui me l’a donné… mon dieu, ce mec me rend folle avec son air imposant.
Bientôt… très bientôt, il va comprendre qu'avec moi qu’il doit se calmer. Sinon, adieu les artères, le mec va finir par avoir un AVC, parce que moi, Chloé Martin, j’obéis à personne, sauf à moi-même. Le mignon bad boy devra se calmer. Jamais je ne suivrai ses ordres. Première mission : demain, je pars en cours sans sa permission. On verra bien ce qu’il va faire, ce s****d.
Déterminée, elle se leva du canapé, attrapa son téléphone et se dirigea vers les escaliers. Son visage fatigué trahissait le sommeil encore accroché à ses yeux, mais son regard, lui, brillait d’un défi silencieux : coûte que coûte, elle allait tester Lorenzo.
LE LENDEMAIN MATIN
Le soleil était déjà haut dans le ciel et l’après-midi approchait. Dans la cour du manoir, une voiture s’arrêta avec un bruit de frein léger. Marco descendit, suivi de Fabio, et tous deux se dirigèrent vers la porte d’entrée. Juste au moment où Marco allait appuyer sur la sonnette, la porte s’ouvrit.
Chloé apparut dans l’encadrement, prête pour la fac. Elle portait un mini boyfriend légèrement déchiré et un tee-shirt blanc qui mettait en valeur sa silhouette. Son sac pendait nonchalamment à son bras, et ses cheveux détachés encadraient parfaitement son visage, tombant en cascade sur ses épaules. Son regard pétillant et son sourire espiègle étaient une provocation silencieuse : elle était prête à défier qui que ce soit… surtout Lorenzo.
Fabio, en la voyant, laissa échapper un sourire tranquille, tandis que Marco, lui, resta totalement hypnotisé par la beauté de Chloé. Il demeura figé, les yeux fixés sur chaque trait de son visage, comme s’il voulait graver chacun d’eux dans sa mémoire.
Chloé (curieuse, un sourcil haussé)
_ Vous êtes ?
Fabio (calme, un léger sourire)
_ Les potes de Lorenzo, Marco et Fabio et toi, sa femme, c’est bien ça ?
Chloé (surprise)
_ Oui… mais comment le sais-tu ?
Fabio (calmement, presque neutre)
_ Il nous a montré une de tes…
Marco le coupa sèchement, sa voix grave et directe tranchante dans l’air :
Marco( sourire au coin)
_ En fait, on était ici il y a plus d’une semaine. Tu étais inconsciente ce jour-là… je t’ai même soulevée pour te mettre dans ta chambre.
Chloé resta bouche bée un instant, surprise par les mots de Marco. Fabio, de son côté, lança déjà un regard noir à son pote, comme pour lui rappeler qu’il venait de parler un peu trop vite.
Chloé (surprise mais malicieuse)
_ Hum… merci. Je crois que je me souviens de ce jour-là. J’avais juste eu un petit malaise et sûrement que Lorenzo était dans sa chambre, sinon tu n’aurais jamais eu à me voir comme ça. Après tout, mon mec est assez musclé pour me soulever tout seul.
Un silence lourd tomba. Marco ne s’attendait pas à cette réponse. Chloé, calme et polie, venait pourtant de lui balancer un petit avertissement subtile mais tranchant : elle protégeait son mari tout en montrant qu’elle ne se laissait pas impressionner. Si Marco était un peu intelligent, il comprendrait exactement ce qu’elle voulait dire.
Chloé (calme, un léger sourire)
_ Entrez, moi je sortais, votre pote dort encore. Il doit être fatigué après la nuit dernière.
Sans attendre de réponse, elle passa doucement près d’eux et sortit de la pièce, marchant d’un pas léger vers le portail. Fabio, amusé par son comportement insolent, entra dans le salon avec un sourire en coin, tandis que Marco resta figé devant la porte, incapable de détacher son regard de Chloé qui s’éloignait.
Marco (murmurant, un sourire en coin)
_ Elle est sacrément drôle et magnifique, cette meuf… dommage qu’elle soit la femme de Lorenzo.
Fabio, déjà installé dans le canapé, constata que Marco n’avait pas bougé. Ses yeux étaient toujours posés sur Chloé dehors, l’attirance mêlée à la frustration visible sur son visage.
Fabio (criard)
_ Mec, tu fous quoi debout là ? Tu rentres ou tu comptes rester figé comme un garde royal ?
Marco sursauta presque en entendant sa voix, mais se tourna enfin vers lui. Un petit sourire en coin étira ses lèvres, chargé d’une assurance provocante, avant qu’il ne franchisse la porte et la referme derrière lui. Il s’approcha de Fabio avec cette nonchalance qui en disait long sur son humeur du moment.
Sans attendre, il s’installa sur le canapé à côté de Fabio, les épaules détendues, le regard qui scrutait la pièce comme pour jauger l’atmosphère. Juste à ce moment, Lorenzo fit son entrée dans la pièce. Toujours vêtu de son pyjama, un pantalon ample et une chemise légèrement ouverte, il avançait avec une démarche lente, presque calculée, comme s’il contrôlait déjà la situation avant même de parler.
Il s’installa sur le canapé en face des deux jeunes hommes, affichant un mélange de fatigue et de mépris. Son regard sombre, à moitié voilé par l’épuisement, se posa sur eux avec cette intensité qui rendait la pièce presque étouffante.
Lorenzo (voix basse, presque menaçante)
_ Vous êtes sûrement là pour me demander pourquoi j’ai annulé la livraison d’hier, hein ?
Marco, un léger sourire provocateur sur le visage, ne se fit pas prier.
Marco (provocateur)
_ Ouais mec… et on voulait savoir si c’est vraiment toi qui donnes la permission à ta meuf de sortir comme bon lui semble, alors que t’sais très bien le danger qu’elle prend seule dehors, sans aucune protection.
Lorenzo se figea, ses yeux perçants fixant Marco. Son regard, déjà imposant et durci par l’habitude de commander, s’assombrit encore, dégageant une tension palpable. Le silence qui suivit pesait comme un orage prêt à éclater, et chacun sentit l’électricité dans l’air : on n’osait plus respirer trop fort, de peur de déclencher la tempête Lorenzo.
À suivre...