chapitre 16: plus personne ne te touchera.

3239 Words
Arrivé devant la chambre de Chloé, Lorenzo s’immobilisa une seconde. D’un coup de pied sec, il repoussa la porte qui claqua derrière lui. Chloé toujours dans ses bras, il demeura là, debout, figé, incapable de savoir quoi faire. Lorenzo (calmement, voix grave mais contenue) _ Tu veux que je t’amène dans la salle de bain ? Chloé (murmurant, presque inaudible) _ Oui. Sans attendre, Il franchit la salle de bain, ouvrit la porte et y entra. Avec une délicatesse inhabituelle pour lui, il la posa au sol, ses yeux accrochés aux siens comme s’il voulait y lire une vérité cachée. Lorenzo (doucement, mais la voix tendue) _ Tu veux que je t’aide à te laver ou tu préfères que je sorte ? Tu crois que t’y arriveras toute seule ? Chloé hocha lentement la tête, des larmes roulant encore le long de ses joues pâles. Lorenzo sentit son cœur se tordre dans sa poitrine, une douleur sourde qu’il n’avait pas l’habitude d’endurer. Il voulait la secouer, exiger des explications, comprendre ce qui lui avait été infligé mais en voyant son état, il ravala toutes ses questions. Pourtant, une seule brûlait ses lèvres, une seule qu’il ne pouvait retenir. Lorenzo (calmement mais d’une voix lourde) _ Chloé… rassure-moi. Personne ne t’a touchée de force, hein ? Pourquoi t’as plus ton dessous ? Où est passé ton jean ou ton jogging… Chloé (murmurant, détournant les yeux) _ S’il te plaît, sors d’abord et laisse-moi me laver. Personne ne m’a touchée de force, je ne suis pas si faible. Un soupir rauque s’échappa de la gorge de Lorenzo. Sa réponse restait floue, mais au moins elle avait prononcé ces mots. Serrant la mâchoire, il tourna les talons, sortit de la pièce et referma la porte doucement derrière lui, comme pour ne pas briser ce fragile silence. Chloé resta seule. Elle retira lentement son tee-shirt, puis le mini-collant qu’elle portait en dessous. Ses doigts tremblaient, son corps frissonnait malgré la chaleur de la pièce. Elle ouvrit le robinet, laissant l’eau couler sur sa peau. Dès que la première goutte toucha son corps, ses forces la quittèrent. Elle ferma les yeux et éclata en sanglots, plus forts que jamais. Ses mains se frottaient frénétiquement contre sa peau comme si elle voulait effacer une souillure invisible. Son cœur battait à toute vitesse, ses jambes vacillaient, ses épaules se secouaient sous le poids de ses pleurs. Ce n’était plus la Chloé fière qui refusait de pleurer. C’était une jeune fille brisée, qui se sentait sale, souillée. La seule façon qu’elle avait trouvée pour respirer, c’était de laisser ses larmes couler sans retenue. Chloé (voix intérieure) En un claquement de doigts, j’ai cru que j’allais mourir. Ce qui m’est arrivé aujourd’hui était horrible, si atroce que j’aurais préféré ne plus exister plutôt que de laisser un homme me faire ça. Mon corps tremble encore, mon âme saigne, c’était vraiment… l’enfer. Flashback. Chloé sortait de la fac avec sa meilleure amie, Valentina. Les deux riaient aux éclats, bavardant comme deux gamines insouciantes. Arrivées sur la grande route, elles arrêtèrent deux taxis, leurs chemins se séparant là. Après une étreinte amicale et des au revoir rapides, chacune monta dans son véhicule. Chloé, absorbée par son téléphone, ne remarqua pas tout de suite le détail qui glaça son sang : le chauffeur portait une cagoule noire, couvrant presque tout son visage. Son cœur se serra brutalement. L’air devint lourd. Elle essaya de se convaincre que ce n’était rien, qu’elle se faisait des idées… mais son instinct hurlait déjà qu’elle n’aurait jamais dû entrer dans cette voiture. Chloé (voix intérieure, ironique) Hum… sérieux, c’est la première fois que je vois un taxi man cacher sa tronche. Il est si moche que ça, ou bien c’est sa meuf qui lui interdit de montrer son visage ? Franchement, ça fait chelou mais c’est presque drôle. Elle ricana nerveusement, les yeux collés à son téléphone. Mais son rire s’éteignit quand elle remarqua que la voiture ne suivait pas le trajet habituel. L’écran affichait une autre direction, et l’angoisse commença à lui mordre le ventre. La voiture s’arrêta brusquement dans une ruelle sombre. Chloé sursauta, son cœur fit un bond. Chloé (hausse la voix, faussement assurée) _ Euh… il y a quoi, monsieur ? Pourquoi la caisse s’arrête ? Pas de réponse. Le chauffeur ouvrit sa portière, descendit puis, sans prévenir, ouvrit violemment la portière arrière où elle se trouvait. Un frisson glacé parcourut Chloé. Elle tenta malgré tout de garder son aplomb. Chloé (inquiète mais ironique) _ Ok… là c’est quoi le délire ? Pourquoi tu m’ouvres la porte comme ça ? On est où là ? Y a une caméra cachée ou quoi ? Mais au lieu d’une réponse, l’homme sortit une arme de derrière son dos. Le canon du pistolet vint se coller contre le front de la jeune femme. Chloé écarquilla les yeux, la bouche entrouverte. Sa respiration devint saccadée. Chloé (hurlant) _ Aaaaah ! Mais… mais t’es taré ou quoi ?! Tu fous quoi avec ce flingue, espèce de malade ?! Taxi man (voix glaciale, menaçante) _ Sors de cette bagnole ou j’te fais exploser la cervelle. Le corps de Chloé se glaça. Sa gorge se noua. Ses jambes refusaient de bouger mais l’arme la clouait dans la réalité. Tremblante, elle descendit lentement de la voiture. Le chauffeur claqua la portière derrière elle et, sans prévenir, la poussa brutalement au sol. Chloé (criant, paniquée) _ Aïe ! Mais p****n, pourquoi tu me pousses ?! Pourquoi tu me pointes un flingue ?! T’es vraiment cinglé ! Taxi man (ton sanglant, froid) _ Bouge pas. Si tu te lèves, t’es morte. Allonge-toi et retire ton jean. Les yeux de Chloé s’écarquillèrent encore plus, son cœur faillit s’arrêter. Chloé (haletante, choquée) _. Quoiiii ?! Attends, tu veux me… me v****r ? Non, t’oses pas… BOUM... BOUM Deux coups de feu claquèrent soudain, les balles frappant le sol près de ses pieds. Le bruit résonna dans la ruelle. Chloé poussa un cri strident et sursauta, ses mains se portant instinctivement à ses oreilles. Chloé (en pleurs) _ Aaaaaaah ! Arrête ! Arrête ! Taxi man (imposant, rugissant) _ ALLONGE-TOI, p****n ! COUCHE-TOI ET ENLÈVE CE p****n DE JEAN, SINON LA PROCHAINE BALLE, JE TE LA COLLE DANS LA CUISSE, COMPRIS ?! La voix de l’homme résonna dans sa tête comme un écho infernal. Chloé sentit ses larmes jaillir malgré elle. Elle ouvrit la bouche pour crier, mais le canon toujours braqué sur elle l’en empêcha. Dans cette ruelle sombre, qui l’entendrait ? Qui viendrait la sauver ? Chloé (voix intérieure, désespérée) _ Mon Dieu, aidez-moi, Pas ça. S’il vous plaît… je veux pas mourir comme ça. Taxi man (furieux, martelant ses mots) _ p****n, déshabille-toi ! Bouge, s****e, tu me fais perdre du temps ! Les jambes tremblantes, le visage inondé de larmes, Chloé finit par obéir. Elle s’allongea lentement sur le sol froid, et d’une main hésitante, elle baissa son jean boyfriend. Elle se retrouva seulement en mini-collant, vulnérable sous le regard de cet homme cagoulé. Elle tenta de ramper en arrière, mais il l’attrapa violemment par la jambe, la ramenant vers lui comme une proie. Chloé se débattit en hurlant, mais l’homme s’agenouilla, posa son arme au sol et, d’une main, commença à détacher sa ceinture, l’autre main retenant fermement la jambe de la jeune femme. La peur l’écrasait. Elle n’était plus la rebelle insolente. Elle était une victime, coincée entre la vie et la mort. Chloé (criant) – Mais qu’est-ce que vous faites ? Vous essayez de me v****r comme ça, comme si de rien n’était ? Mais… Le taximan (hurlant, les yeux fous) – Ferme ta gueule, gamine ! Ne me fais pas perdre la tête, ou je te bute avant même de te prendre. Le souffle de l’homme empestait l’alcool et la sueur. Son regard malade brillait derrière la cagoule, et sa main rugueuse serrait la cheville de Chloé comme un étau. La peur se mêlait à la rage dans les veines de la jeune femme, ses yeux s’emplissaient de larmes, mais une colère sourde monta en elle. Rouge de fureur, elle leva brusquement son pied libre et frappa le Taxi man de toutes ses forces en plein visage. Un bruit sec résonna, suivi d’un cri rauque. Le taximan (hurlant de douleur) – Puuutain… Aaaaah ! Il lâcha son pied. Chloé, le cœur tambourinant, se leva à la hâte et bondit vers la voiture. Elle ouvrit la portière côté conducteur avec une hâte désespérée et s’y engouffra, ses mains tremblantes cherchant à claquer la porte. Mais trop tard : l’homme, fou de rage, l’avait déjà rejointe. Sa main crasseuse s’abattit sur son poignet, l’arracha de la voiture et la projeta brutalement au sol. Chloé (cri de douleur déchirant) – Aaaaaaaaah ! Son corps heurta le bitume, la douleur se répandant comme un feu dans ses membres. La panique la fit se relever d’un bond malgré la souffrance, ses jambes chancelantes la propulsant vers la ruelle. Elle courut, haletante, les poumons en feu. Chloé (hurlant, sa voix brisée par les sanglots) – À l’aide ! S’il vous plaît ! Sauvez-moi ! À l’ai… Aaaaaaaah ! Mais le bruit des pas lourds derrière elle glaça son sang. Le Taxi man la rattrapait. Une seconde plus tard, son corps brutal l’écrasa, jetant à terre Chloé avec violence. Le choc coupa son souffle. Ils roulèrent sur le sol, et Chloé se retrouva coincée sous lui. Son poids l’écrasait, ses genoux enserrant ses hanches. Ses mains, puissantes et crasseuses, emprisonnaient les poignets de la jeune femme contre le sol froid. Elle gigotait désespérément, sa tête se secouant de gauche à droite comme une bête traquée. Chloé (hurlant, la voix brisée par la rage) – Lâche-moi, s****d ! Tu n’es qu’un violeur ! C’est pour ça que tu portes une cagoule ? Qui t’a envoyé ?! Le taximan (rugissant, hors de lui) – FERME TA GUEULE, MERDE ! Dans un geste brutal, il baissa la tête et écrasa sa bouche contre celle de Chloé. Ses lèvres sauvages, violentes, se plaquèrent sur les siennes, cherchant à l'embrasser de force. L’odeur infecte de son souffle fit presque vomir la jeune femme. Ses mains restaient prisonnières, clouées au sol, et elle battait frénétiquement des jambes, ses cris étouffés par la bouche de son agresseur. La terreur absolue embrasa son esprit. Son cœur battait si fort qu’elle crut qu’il allait éclater. Ses larmes inondaient ses joues, son corps entier se tordait sous le poids de l’homme. Alors, dans un sursaut de rage désespérée, elle planta ses dents dans sa lèvre avec toute la force de sa mâchoire et la cloqua. Le taximan (hurlant à la mort) – Aaaaaaaaaaaaah ! Un flot de sang gicla, coulant sur la bouche de Chloé, métallique et brûlant. Le choc fit lâcher l’homme, ses mains quittant les poignets de la jeune femme. Sans perdre une seconde, Chloé le repoussa violemment de toutes ses forces, ses bras tremblants mais animés par la survie. Elle se redressa, tituba, puis courut en direction de la voiture. Ses jambes flageolaient mais sa volonté de vivre l’entraînait. Derrière elle, l’homme se relevait déjà, le visage dégoulinant de sang, hurlant comme une bête blessée. Il la poursuivit, ivre de rage. Chloé, d’un dernier élan, atteignit la voiture. Elle ouvrit la portière d’une main tremblante, se jeta à l’intérieur et la claqua avant qu’il ne la rejoigne. Ses mains, couvertes de sang, trouvèrent le contact froid du volant. Elle tourna la clé, le moteur rugit. L’homme bondit devant elle, la bouche en sang, les yeux injectés de folie. Mais Chloé, aveuglée par la peur, écrasa l’accélérateur. Le choc fut brutal. Le corps du taximan heurta violemment le capot et roula au sol, disparaissant dans le rétroviseur. Chloé venait de le percuté, conduisant à toute vitesse, ses mains crispées au point que ses jointures blanchissaient. Des larmes inondaient son visage, son souffle saccadé déchirait sa poitrine. Du sang coulait encore sur ses lèvres. Son tee-shirt était taché, témoin macabre de la lutte. Chaque muscle de son corps hurlait de douleur, mais elle continuait. Ses yeux fixaient la route, tout en jetant des regards terrifiés dans le rétroviseur, craignant à chaque instant de revoir cette silhouette démoniaque surgir de l’ombre. Son cœur battait si fort qu’elle n’entendait plus que lui. Ses sanglots résonnaient dans l’habitacle, mélangés au vrombissement du moteur. Elle était vivante, mais brisée. Fin du flashback. Chloé (murmurant en pleurant) – Je suis tellement idiote… J’aurais dû capter que ce s****d n’était pas un taximan dès que j’ai vu cette f****e cagoule sur son visage. Mais non… moi je trouvais ça drôle, comme une conne. Je suis qu’une idiote… une vraie idiote. Ses larmes se mélangeaient à l’eau qui ruisselait sur sa peau. Elle frottait sa bouche avec acharnement, comme si elle pouvait effacer l’odeur infecte du sang et la marque de son bourreau. Chaque mouvement était brutal, désespéré. Elle se sentait sale, souillée jusque dans l’âme. De l’autre, Lorenzo restait immobile, adossé au bois froid de la porte du salle de bain, les bras croisés, la mâchoire serrée. Ses yeux injectés de sang fixaient le vide, mais ses oreilles percevaient chaque sanglot de Chloé. Son corps poings tremblait, sa poitrine se soulevait à chaque respiration rageuse. Lorenzo (voix intérieure) Quelqu’un a voulu v***é à ma petite, je le sens, j’en suis sûr. Son état le dit tout seul. p****n, j’aurais dû être là. J’aurais dû la chercher partout, remuer toute la ville s’il le fallait. Mais non… j’étais assis comme un con, enfermé dans ma colère, alors qu’elle crevait de peur dehors. Elle est ma femme, merde. Son père m’a supplié de la protéger et j’ai merdé, grave. Mais c’est la première et la dernière fois. Je jure que je l’attraperai, ce fils de p**e. Je le déchirerai de mes propres mains, je le ferai ramper jusqu’à supplier, et j’ferai de sa peau un p****n de tapis pour que ma petite marche dessus tranquille avant d’aller se laver. Plongé dans ses pensées sombres, il revint à lui lorsqu’il sentit un mouvement de l’autre côté de la porte. Chloé essayait de sortir. Il se décala aussitôt et la porte s’ouvrit. Elle apparut, la silhouette fragile enveloppée d’une serviette autour de la poitrine et une autre enroulée dans ses cheveux. Son corps était encore humide, ses joues rougies par les larmes, son regard fuyant, comme si elle tentait de recoller les morceaux d’elle-même. Chloé (calme, mais la voix un peu brisée) – Tu peux t’en aller maintenant. J’ai pas besoin de ton aide… fais pas comme si tu t’inquiètes pour moi. Elle voulait paraître forte, mais ses yeux trahissaient la douleur. Lorenzo l’observa en silence. Elle le défiait avec ses mots, mais son corps tremblant criait le contraire. Lorenzo (voix intérieure) Elle joue à la dure encore… alors que y’a même pas dix minutes, elle s’est accrochée à moi comme si sa vie en dépendait. Cette meuf m’étonne, sérieux… Sans prévenir, il s’approcha et la souleva dans ses bras puissants, comme une princesse. Son geste était à la fois ferme et doux, presque protecteur malgré sa brutalité naturelle. Chloé (voix tremblante) – Mais qu’est-ce que… Lorenzo (ferme mais tendre) – Ferme-la, joue pas à ça avec moi. Je sais très bien que tu vas pas bien, alors tais-toi et laisse-moi m’occuper de toi. Chloé resta bouche bée. Elle aurait voulu répliquer, mais aucun mot ne sortit. Ses bras vinrent d’eux-mêmes s’enrouler autour du cou de Lorenzo, cherchant inconsciemment un peu de chaleur. Son regard, fatigué mais adouci, se perdit dans le sien. Lorenzo la déposa délicatement sur le lit, allongée sur le dos. Puis il se dirigea vers l’armoire, sortit un pull bien large et revint s’asseoir à ses côtés. Avec une attention rare, il glissa le pull sur ses épaules, par-dessus la serviette qui était autour de sa poitrine, puis tira délicatement la serviette du dessous pour la retirer sans qu’elle ne se sente mise à nu. Ce geste, simple mais respectueux, la toucha profondément. Il tira ensuite le pull jusqu’en bas, couvrant ses cuisses. À cause de sa taille courte, le vêtement ressemblait à une robe qui descendait presque aux genoux. Ensuite, il attrapa le drap et le ramena jusqu’à sa poitrine pour la garder au chaud. Chloé le regardait faire sans un mot, ses yeux humides suivant chacun de ses gestes. Elle le vit s’éloigner vers la salle de bain pour déposer la serviette, son dos droit, sa démarche lourde, comme s’il portait un volcan de colère en lui. Chloé (murmurant) – C’est bien le grincheux que je connais, ou j’ai raté un épisode pendant que je me débattais dans les bras de ce taré de chauffeur ? Elle voulait piquer, mais sa voix tremblait. Lorenzo revint à ce moment-là, plantant sa haute silhouette devant elle. Ses traits étaient toujours fermés, mais une lueur plus douce brûlait au fond de ses yeux. Lorenzo (voix grave, tranchante) – Dors, Demain, tu me balances le nom de ce fils de chien qui t'a touché et moi, je m’occupe de lui, Perso. Sa voix ne laissait place à aucune discussion. C’était une promesse, pas une option. Chloé (voix cassée) – Pourquoi tu veux savoir ? Ce qui m’arrive t’intéresse maintenant ? T’avais pas dit que je t’intéressais pas ? Lorenzo (voix grave, les sourcils froncés) – Joue pas avec mes nerfs en me posant ce genre de questions. T’es ma femme, et si quelqu’un ose te toucher, je le tue. C’est normal, tu devrais le savoir. Chloé (voix intérieure, ironique) Il est sérieux là ? On dirait qu’il se prend pour le mari le plus amoureux du monde. C’est drôle… ou flippant, je sais même pas. Lorenzo (ferme mais adoucissant le ton, son regard planté dans le sien) – Ferme les yeux et dors. Je bouge pas d’ici, je reste avec toi ce soir. Personne viendra te faire du mal tant que je suis là. Chloé (voix intérieure) Il essaie d’être gentil, là ? C’est bizarrement mignon ce qu’il dit. Pour une fois, j’ai presque envie d’y croire. Elle resta figée, ses yeux rivés sur lui comme si c’était un étranger. Lorenzo (calmement, son ton grave se radoucissant un peu) – Pourquoi tu me regardes comme ça ? Allez, dors, J’suis là. T’as peur peut-être ? Chloé (voix intérieure, le cœur serré) J’ai pas peur. C’est toi qui es chelou ce soir. Mais je sais que c’est juste parce que tu me vois dans cet état piteux. Demain, tu vas sûrement recommencer : me crier dessus, me gifler, m’embrasser comme un taré et ensuite me souffler à l’oreille que je t'intéresses pas. T'ai près ce que pareil que ce connard qui a essayé de me v****r. Un silence lourd tomba entre eux. Chloé, incapable de répondre, se tourna sur le côté, lui tournant le dos. Elle se glissa sous la couverture et se recroquevilla, disparaissant presque complètement sous le tissu. Lorenzo, les mâchoires serrées, resta immobile un instant. Sans un mot, il alla s’asseoir sur le canapé en face du lit. Ses bras se croisèrent sur son torse, ses muscles tendus. Ses yeux restèrent fixés sur Chloé, avec ce mélange de colère contenue et de détermination qui brûlait en lui. Lorenzo (voix intérieure, sombre mais résolu) Je te jure, personne te fera de mal tant que je respire. J’ai promis à ton père et je tiendrai ma promesse. Je serai ton protecteur, même si ça doit me foutre en rogne. À suivre...
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