chapitre 6: colère, larmes et humiliation

2487 Words
Livreur (hésitant, tentant de rester calme) _ Bonsoir monsieur, je… Lorenzo (rouge de colère, coupant net) _ Toi tu fermes ta grande bouche si tu veux pas que je t’arrache la mâchoire. Je parle à la femme. Le livreur baissa aussitôt les yeux, les mains moites. La panique se lisait clairement sur son visage : personne ne résistait à l’aura menaçante de Lorenzo. Chloé (voix tremblante, essayant d’expliquer) _ C’est juste le livreur, ta mère l’a envoyé pour… Lorenzo (ton imposant, agressif) _ Et toi, tu trouves ça normal de laisser un étranger entrer dans MA maison ? Dans MON salon ? Tu t’es cogné la tête ou quoi ? Chloé leva les yeux au ciel et soupira bruyamment, la bouche entrouverte comme si elle avait envie de rire malgré la tension. Chloé (mi-sérieuse, mi-sarcastique) _ Wesh calme-toi, gros, c’est pas un assassin, c’est un livreur. Le gars est juste venu déposer des sacs, relax un peu, mec, tu vas pas exploser pour trois paquets. SPLASH. Chloé (cri étranglé de douleur) _ Aaaaaaah ! La gifle partit si violemment que le bruit résonna dans toute la pièce. Chloé bascula en arrière et s’écroula au sol, la main collée contre sa joue brûlante. Ses yeux s’embuèrent instantanément, mais son regard flambait de fureur. Le livreur, lui, resta pétrifié, écarquillant les yeux comme si le temps venait de s’arrêter. Elle serra les dents, tremblante mais incapable de contenir sa rage. Chloé (furieuse, la voix cassée) _ Mais t’es malade ou quoi ?! Pourquoi tu me gifles, là ? Sérieux j’ai fait quoi de mal ?! Lorenzo tourna lentement son regard noir vers le livreur, ses yeux flamboyants de colère. Sa mâchoire crispée, ses veines saillantes sur le cou, tout son corps respirait la rage. Lorenzo (voix imposante) _ Si toi, tu ne dégages pas de ma maison dans les trois secondes, je te promets que je te fais ta fête, sale abruti. Le livreur, pétrifié par le ton sec et tranchant de Lorenzo, baissa aussitôt la tête. Sans prononcer un mot, il contourna doucement le jeune homme, évitant son regard, et sortit du salon à pas rapides. À peine la porte franchie, Lorenzo la claqua violemment derrière lui, le bruit résonnant comme un coup de tonnerre dans toute la maison. Puis, sans laisser à Chloé le temps de respirer, il s’abaissa d’un geste brusque, attrapa son bras et la tira brutalement pour la mettre face à lui. Ses doigts se resserrèrent autour de son bras avec une force telle qu’on aurait cru qu’il voulait lui broyer les os. Chloé grimaça, ses lèvres tremblantes, tentant en vain de dégager sa main prisonnière. Son cœur battait à tout rompre, partagé entre la peur et la colère. Chloé (voix tremblante) _ Lâche-moi, s****d ! Tu te prends pour qui, toi ? Tu crois quoi, que je suis ton esclave ou quoi ? T’as pas le droit de me frapper quand ça te chante. Je vais… Lorenzo (yeux rougis par la rage) _ T’ai-je interdit, oui ou non, de m’appeler “mec” ? Tu crois que je suis ton égal, c’est ça ? Tu te fous de ma gueule en fait ? Réponds, gamine ! Ses mots claquaient comme des coups de fouet. Ses yeux brûlaient d’une violence froide, prêts à dévorer. Chloé, au bord des larmes, sa voix se brisant presque en sanglot, supplia en se tortillant : Chloé (près de pleurer) _ Lâche-moi… tu me fais mal… aïïïïïe ! Mais Lorenzo resserra encore plus fort, son souffle chaud et saccadé heurtant son visage. Lorenzo (voix imposante, glaciale) _ La prochaine fois que je rentre et que je vois un autre homme dans MON salon… je te tue. T’as capté ce que j’ai dit ? Chloé hocha la tête frénétiquement, les larmes dévalant ses joues comme une pluie battante. Son visage était inondé de douleur, incapable de cacher quoi que ce soit. Enfin, Lorenzo desserra sa poigne et la repoussa sèchement avant de tourner les talons. Sans un regard de plus, il gravit les escaliers à grandes enjambées, ses pas lourds résonnant comme des menaces. Chloé, anéantie, resta figée quelques secondes avant de s’effondrer sur le canapé. Elle se recroquevilla sur elle-même, les jambes repliées contre sa poitrine, sa main frottant la zone meurtrie de son bras. Chaque pulsation de douleur lui rappelait la brutalité de Lorenzo. Ses joues brûlaient encore de ses gifles du matin, son cou la lançait à chaque respiration, et maintenant, la douleur de son bras se répandait dans tout son corps comme un poison. Ses larmes coulaient sans retenue, brouillant sa vue. Cette fois, même son humour habituel ne parvenait plus à masquer sa souffrance. Chloé (murmurant, voix cassée par les sanglots) _ Je le déteste... ce connard. Je le hais. C’est qu’un p****n de s****d. Elle renifla, essuya d’un revers de manche ses larmes, mais elles revenaient aussitôt. Dans sa poitrine, la rage et la douleur se mélangeaient, la laissant perdue entre l’envie de fuir et celle de crier encore plus fort. Pendant ce temps, en haut dans son bureau, le souffle court, les veines saillantes, le visage empourpré par une colère brûlante, Lorenzo s’abattit lourdement dans son fauteuil, une bouteille de whisky à la main. Ses doigts tremblaient, mais pas de peurs non mais de rage. Il porta le goulot à ses lèvres et but à grandes gorgées, comme pour éteindre l’incendie qui lui consumait les entrailles. Mais chaque gorgée ne faisait que rallumer le brasier. Et cette phrase… cette maudite phrase résonnait dans sa tête comme un écho venimeux : « On dirait que tu as vite oublié "Elle". Ta femme est exactement le genre que j’aime mais t’inquiète, profite bien d’abord. Avant que je ne te l’arrache, comme tu m’as arraché "Elle". » Ses poings se crispèrent à s’en blanchir les jointures. Son regard noir se perdit dans le vide. Puis soudain, il hurla : Lorenzo (cri de rage) – AAAAAAAAAH ! JE M’EN FOUS COMPLÈTEMENT DE CETTE GAMINE ! TU PEUX LA BUTER SI TU VEUX, CONNARD ! Le cri fit trembler les murs, résonnant comme un tonnerre furieux. Dans le silence du salon, en bas, Chloé sursauta. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Les mots, crachés avec une haine glaciale, se gravèrent aussitôt dans son esprit. Elle déglutit difficilement. Ses mains devinrent moites, et un frisson glacé lui remonta l’échine. C’était bien d’elle qu’il parlait. Il n’avait jamais cessé de l’appeler la gamine. Mais ce qui la terrifia le plus, c’était ce mot… "buter". Chloé (murmurant, mi-peureuse, mi-ironique) – Sérieusement ? Il vient de dire buter ? Non mais, il est malade ou quoi ?! Et puis, qui va me buter au juste ? Elle ramena encore plus ses genoux contre sa poitrine, se recroquevillant sur le canapé comme pour disparaître. Son regard fuyait dans toutes les directions, comme si le danger allait surgir à tout moment du silence qui l’entourait. Son humour maladroit n’était qu’une armure fragile contre la peur qui lui broyait le ventre. En haut, Lorenzo, déjà à moitié ivre, fixait le vide. Sa respiration était lourde, son visage fermé, ses traits marqués par une violence intérieure qu’il n’arrivait pas à contenir. Le monde autour semblait s’effacer, comme si plus rien n’existait que cette menace insupportable qui lui tournait dans la tête. LE LENDEMAIN. Le soleil venait à peine de se lever, diffusant une lumière douce à travers les larges baies vitrées de la villa. Le silence régnait, presque irréel, comme si le monde entier retenait son souffle. Sur le canapé, Chloé était recroquevillée sur elle-même, profondément endormie. Ses traits détendus lui donnaient un air fragile, presque enfantin, comme si la veille n’avait jamais existé. C’est à ce moment-là que Lorenzo fit son apparition. Descendant lentement les escaliers, son pas lourd résonnait dans le calme du matin. Habillé seulement d’un pantalon de pyjama noir, le torse nu, ses muscles bien dessinés se contractaient à chaque mouvement. Ses cheveux en bataille tombaient sur son front, accentuant encore son allure indomptable. Ses mains enfouies dans ses poches, il s’approcha du canapé et s’arrêta net devant elle, son regard noir accroché à la silhouette de la jeune femme. Ses yeux brillaient d’agacement et de lassitude mêlés. Lorenzo (voix intérieure) Cette gamine va juste me foutre dans des problèmes, j’le sens. Mon daron m’a vraiment fait un sale coup. Et ce qui me rend dingue, c’est qu’elle ose me répondre comme si on était du même niveau. Elle croit quoi, sérieux ? Elle sait même pas à qui elle parle. Si elle continue à jouer les rebelles, elle va vite apprendre qui je suis vraiment. Il serra légèrement les mâchoires, son regard s’assombrissant encore. Lorenzo (voix intérieure) Je vais quand même fouiller un peu sur elle... savoir ce qui se cache derrière ce mariage qu’elle dit avoir accepté juste pour son vieux. Franchement, elle est trop naïve. Elle croit que le mariage, c’est quoi même ? Un jeu ? Une petite romance de films ? Elle capte rien. Elle sait même pas ce que ça veut dire se lever chaque matin à côté du même mec toute sa vie. Et encore moins quand ce mec, c’est moi… un gars qui traîne le danger comme une ombre collée à la peau. Je vis avec le danger, je le sens à chaque seconde. Des types qui veulent ma peau, y en a partout. Et le pire, c’est que je vais devoir la protéger aussi, parce qu’il suffira qu’un de mes ennemis la chope pour m’atteindre. Putain... mon père m’a vraiment foutu dans la merde avec ce mariage, c'est un vrai piège ça. Il lâcha un soupir lourd, son regard toujours fixé sur Chloé, qui, sans le savoir, dormait au beau milieu d’un monde qui pouvait exploser à tout moment. Lorenzo, perdu dans ses pensées, les yeux fixés sur Chloé, tourna brusquement la tête vers l’entrée quand il entendit la porte s’ouvrir. La ménagère, Lila, venait d’apparaître, moulée dans une mini-robe noire qui laissait voir ses longues cuisses satinées. Un sourire provocateur étirait ses lèvres rouges, et son regard brillait d’une lueur séductrice. Lila (depuis la porte) _ Salut, mon chou. Lorenzo ne répondit pas. Il se contenta de tourner lentement la tête vers elle, les bras croisés, son expression fermée et glaciale. Lila, elle, avança d’un pas chaloupé, ferma la porte derrière elle et fronça légèrement les sourcils en apercevant Chloé endormie. Lila (curieuse) _ C’est qui cette fille ? Lorenzo (voix imposante) _ Va me préparer mon petit-déj. Lila arqua un sourcil, son sourire ne quittant pas ses lèvres. Lila (insistante) _ Mais réponds au moins. Elle fout quoi ici, celle-là ? C’est l’une de tes… Lorenzo (voix rauque) _ Bouge tes fesses et va me préparer mon petit-déj. Pose pas de questions. Fais ton taf, p****n. Lila (calmement, avec un sourire joueur) _ Ok, ok… pas la peine de t’énerver, bb. J’y vais. Mais avant… t’aurais pas envie d’un petit plaisir matinal ? Elle planta son regard dans le sien, un éclat de défi dans les yeux. Lorenzo resta immobile, ses bras toujours croisés, la fixant d’un air vide, comme si elle n’était qu’une distraction de plus dans sa vie bordélique. Lila, piquée dans son orgueil mais toujours joueuse, se rapprocha encore, ses gestes lents, calculés, chargés de provocation. Elle s’agenouilla devant Lorenzo, fit glisser son pyjama puis son boxer, révélant son membre long, épais et imposant, semblable à un serpent. Sans attendre, elle en prit le bout dans sa bouche, arrachant à Lorenzo un grognement rauque tandis qu’il agrippait aussitôt ses cheveux entre ses mains. Lorenzo (grognant, voix grave) _ p****n… tu cherches vraiment à me chauffer dès le matin, toi ? Lila commença à le s***r avec ardeur et rapidité, comme une vraie pro. Lorenzo, la tête rejetée en arrière, les mains crispées dans les cheveux de Lila, grognait bruyamment, comme un lion. Lorenzo (grognant) _ Aaaaaaa… merde… aaaaaa… ouais, vas-y… Le sourire provocateur de Lila ne faiblissait pas, et elle continuait ses gestes avec une assurance déconcertante. Le bruit des grognements de Lorenzo attira doucement l’attention de Chloé, encore allongée sur le canapé. Ses paupières s’ouvrirent lentement, confuses, alors que son cerveau peinait à comprendre ce qu’elle entendait. Ses yeux se posèrent sur Lorenzo et Lila, et la surprise la figea sur place. Elle se redressa brusquement, un cri d’incrédulité s’échappant de sa gorge : Chloé (criante) _ Mais… c’est quoi ça ? Lorenzo tourna la tête vers elle, ses yeux sombres la fixant un instant. Chloé, submergée par le choc, se leva d'un bond, tremblante, et porta instinctivement ses mains devant ses yeux, essayant de se protéger de ce qu’elle voyait, incapable de détacher son regard tout en voulant se cacher. Chloé (rouge de colère) _ Lorenzo, tu te fous de ma gueule ? C’est quoi ce bordel que vous faites dans le salon alors que je dormais tranquillement sur le canapé ? Lorenzo grogna, sa voix grave et imposante résonnant dans la pièce. Lorenzo (grognant, voix imposante) _ Monte dans ta chambre si ça te dérange et la prochaine fois que tu me parles sur ce ton, je te donnerai une claque qui va te rappeler que ici c’est MON baraque, MON salon… aaaaaa… ouais, vas-y Lila… Chloé (rouge de colère, sarcastique) _ T’as oublié que je suis ta femme ? Sérieux, comment tu peux laisser une autre te… alors que moi, je dormais à côté ? T’as jamais appris le respect des femmes ou quoi ? Non mais t’es complètement malade ! Lorenzo (criant) _ Dégage de mon salon, gamine, et contrôle tes p****n de paroles si tu veux pas que je te secoue sévèrement ! Chloé sursauta, le cœur battant à tout rompre. Elle frissonna de peur mais sa colère brûlait encore plus fort. Lorenzo (criant, grognant en même temps) _ BOUGE DE LÀ, p****n… AAAAAAA… Chaque mot vibrait d’autorité et de désir mêlés, son corps tendu par le plaisir que lui procurait les suçons de Lila. Chloé sentit son cœur se serrer dans sa poitrine, submergée par une vague de colère, de dégoût et de frustration. Elle se tourna vers le canapé, ramassa ses sacs d’un geste sec et se dirigea vers l’escalier à toute allure, son souffle rapide trahissant sa peur et son indignation. Elle monta les marches d’un pas pressé, disparaissant dans le couloir, laissant derrière elle Lorenzo qui la suivait du regard, les sourcils froncés, et Lila, toujours concentrée sur son jeu, avec ce sourire confiant et provocateur, comme si elle ignorait totalement les règles et l’âge qui aurait dû la contenir. À suivre...
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