chapitre 1 :

3238 Words
Lila (gémissante) _ f**k… me... bb… Aaaaah… oooh merde… encore… ouais comme ça… p****n… je t’aime mon cœur… Agenouillée à quatre pattes sur le canapé, les mains crispées sur le dossier, Lila la ménagère était perdue entre douleur et extase. Son corps tremblait à chaque mouvement brutal, ses cheveux collaient à son visage humide de sueur. Elle ne reconnaissait plus l’homme derrière elle : Lorenzo, son regard rougeoyant, déchaîné, comme s’il cherchait à exorciser toute sa rage en elle. Ses mains de fer tenaient ses hanches, l’empêchant d’échapper à sa fougue, chaque coup de reins résonnant comme une punition à l'intérieur d'elle. Lorenzo (grognant, glacé) _ Sale p**e… je suis pas ton "cœur", compris ? D’un geste sec, il enfonça plus fort sa bite en elle. Le bruit brutal résonna dans toute la pièce, suivi d’une claque claquante sur sa fesse. Lila hurla, ses cris emplissant le salon, entre supplication et désir incontrôlé. Lila (criant, haletante) _ Aaaaaah… c’est compris ! Tu n’es pas mon cœur… mais je t’aime, Lorenzo… je t’aime, bordel… encore… fais-moi pleurer… détruis-moi si tu veux !Aaaaaaa.... Le visage fermé, Lorenzo continuait sans relâche à la baisé, son souffle lourd se mêlant à ses grognements. Ses gestes étaient durs, pressés, presque inhumains. Une main fermement accrochée à la hanche de Lila, l’autre enserrant brutalement sa chevelure, il la tirait en arrière pour qu’elle sente toute sa domination. Il la traitait comme un jouet sans valeur, sans tendresse, juste pour assouvir la colère qu’il portait en lui. Lila (pleurant, suppliant) _ Aaaaaah… Lorenzo… ça suffit…aaaaaa… stp… arrête maintenant… j’ai mal… tu me déchires… qu’est-ce que t’as aujourd’hui ?... ça fait trop mal… Ses larmes ruisselaient sur ses joues, mais Lorenzo ne s’arrêtait pas. Ses yeux flamboyaient d’une fureur incompréhensible, comme si chaque cri de Lila nourrissait davantage son besoin de violence. Lorenzo (grognant, implacable) _ Ferme ta gueule… Lila( criant) _ J'ai mal... Aaaaaaa....ma chatte brûle..... Aaaaaaaaa..... Stop...stp.... Lorenzo( grognant) _ Je t’ai dit de fermer ta p****n de gueule...Aaaaaaaa... Ses mots étaient secs, glacials, coupants comme des lames. Chaque phrase tombait avec autant de force que ses gestes, laissant Lila complètement soumise à sa brutalité. Au même instant, la porte du salon s’ouvrit sur Carlo et Rosa, les parents de Lorenzo. Tous deux restèrent figés, les yeux écarquillés, en découvrant leur fils en train de b****r sa femme de ménage sur le canapé avec une passion presque sauvage. Rosa et Carlo (criant, les yeux écarquillés) – LORENZOOOOOOO ! Leurs voix résonnèrent dans toute la pièce comme un écho brutal. Lorenzo tourna la tête vers l’entrée, son regard noir se posant sur ses parents figés dans l’encadrement de la porte, encore sous le choc de ce qu’ils venaient de surprendre. Lorenzo (rouge de colère, voix rauque) – p****n… mais qu’est-ce que vous foutez ici sans prévenir ? Merde ! Il retira brutalement sa bite de la chatte de Lila. Le souffle court, elle bondit du canapé, le visage en feu, la honte peinte dans ses yeux. Entièrement nue, elle ramassa à la hâte ses vêtements éparpillés au sol et s’enfuit vers l’escalier, les marches craquant sous ses pas précipités. En quelques secondes, elle avait disparu du salon. Lorenzo, lui, enfila son jogging d’un geste nonchalant puis se laissa tomber lourdement dans le canapé. Ses mains froissèrent l’accoudoir, son torse se souleva encore au rythme de son cœur qui battait, non pas de peur, mais à cause du plaisir brutal qu’on venait de lui arracher. Ses mâchoires serrées, son regard arrogant, il affichait une impassibilité glaciale. Carlo et Rosa s’avancèrent enfin, le visage marqué par une colère mêlée d’incrédulité. Ils se plantèrent devant lui, l’air prêts à lui demander des comptes. Rosa (furieuse, tremblante) – Lorenzo, tu peux m’expliquer ce qu’on vient de voir ton père et moi ? Tu es devenu fou ou quoi ? Tu couches maintenant avec une femme qui a presque l’âge d’être ta mère ? Carlo (rouge de colère, ton autoritaire) – Redresse-toi et réponds quand on te parle ! Tu te prends pour qui ? T’as pas honte ? Coucher avec une femme qui pourrait être ta grande sœur… et en plus, dans ton salon, sur ton canapé ? Lorenzo resta assis, le dos enfoncé dans le dossier, la tête rejetée en arrière, ses bras croisés sur son torse musclé. Ses yeux restaient obstinément fermés, comme si leurs mots glissaient sur lui. Son air insolent criait qu’il n’avait aucun compte à rendre. Carlo (hurlant, hors de lui) – Lorenzo, on te parle, bon sang ! Ouvre les yeux et regarde-nous quand on te parle ! Rosa (dégoûtée, voix tremblante) – Regarde-moi ce salon, tout pue le sperme, c’est écœurant. T’as pas assez de jugeote pour emmener tes femmes dans ta chambre avant de les… utiliser ? Alors, lentement, Lorenzo rouvrit les yeux. Deux prunelles glaciales, sombres et provocantes, se levèrent vers eux. Lorenzo (froid, sarcastique) – Si vous êtes pas contents, la porte est grande ouverte. Son ton insolent claqua comme une gifle. Il ne baissa pas les yeux, au contraire, son regard défiait celui de ses parents. Lorenzo (avec un sourire mauvais) – J’fais ce que je veux, où je veux. Avec qui je veux. Et si ça vous dérange… fallait pas entrer sans frapper. Carlo (imposant) – Donc c’est pour coucher avec des mères de famille de trente-cinq ans que tu as décidé de quitter le manoir pour vivre seul ? Si c’est ça, alors je t’informe que tu reviens à la maison dès aujourd’hui même. Parce que je ne peux pas laisser mon fils de vingt-deux ans se salir avec des femmes qui sont déjà dans la quarantaine. Ça, c’est une malédiction, Lorenzo, ce n’est ni de l’amour ni de la passion. Lorenzo (sombre, provocateur) – Je ne reviendrai plus à la maison. J’suis plus un gamin, p****n. Foutez-moi la paix et arrêtez de vouloir contrôler ma vie. Je suis un bad boy, et un bad boy n’a pas de comptes à rendre. Attendez pas de moi des actes sages et responsables, vous perdrez votre temps. Carlo (froid, autoritaire) – Bad boy ou pas, moi je suis ton père. Et je m’en fous complètement de ce que tu prétends être, Lorenzo. Tu vas m’écouter attentivement parce que, là, on doit parler sérieusement. Lorenzo (calme, insolent) – Tu veux qu’on parle de quoi ? J’croyais qu’on s’était déjà tout dit hier, dans ton bureau. Carlo resta silencieux, les bras croisés derrière le dos, son regard de patriarche planté dans celui de son fils comme une lame. Rosa, elle, alla s’asseoir sur le canapé en face de Lorenzo. Elle poussa un long soupir de lassitude, comme si cette guerre père-fils l’épuisait déjà. Lorenzo (désinvolte) – Alors ? T’attends quoi ? Tu veux encore me bassiner avec ton entreprise ? Je te préviens, ma décision est irrévocable. Je ne mettrai jamais un pied là-bas. J’ai ma propre boîte, j’aime ce que je fais, et je ne laisserai personne me dicter ma vie. Alors pas la peine de me casser les oreilles avec tes plans de vieux. Carlo (le coupant sèchement) – Tu te maries demain. C’est ça, la nouvelle que je viens t’annoncer. Lorenzo (explosant) – QUOIIIIIII ? Sa voix résonna comme un coup de tonnerre. Rosa sursauta violemment, portant une main à sa poitrine. Lorenzo, les yeux écarquillés, se leva d’un bond. Il fixait son père, incrédule, avant d’éclater d’un rire nerveux, un rire rauque, démentiel, qui résonna quelques secondes dans la pièce. Mais très vite, ce masque amusé se fissura : son visage se durcit, ses traits se contractèrent, et son regard noir se fit tranchant comme une lame. Lorenzo (voix tremblante de rage contenue) – J’espère que tu me fais une mauvaise blague, papa… Parce que tu sais très bien que c’est NON. Tu sais pertinemment que je n’accepterai jamais ça. Tu sais que c’est impossible que je me marie n'est ce pas ? Carlo (fermement) – Je ne sais rien, jeune homme. Ma décision est prise. Et surtout, ne t’inquiète pas : cette fois, je ne te demande pas d’effort. Tout est déjà arrangé. Demain, il te suffira d’aller à la mairie avec ta future femme et de signer les papiers du mariage. Lorenzo (rouge de colère) – Mais c’est quoi ce délire, papa ?! Est-ce que je t’ai dit une seule fois que je voulais me marier ? Comment peux-tu me trouver une femme sans me demander mon avis, décider de ma vie dans mon dos ?! Tu crois vraiment que je vais accepter ça ?! Est-ce que j’ai l’air d’un mec prêt à s’enchaîner à une inconnue sortie de nulle part ?! Rosa (imposante) – Lorenzo, tu peux te calmer, s’il te plaît ? Je te rappelle que tu parles à ton père, pas à tes potes. Baisse d’un ton. Nous savons ce qui est mieux pour toi. Lorenzo (furieux) – Non ! Vous ne savez rien ! Me marier de force, c’est ça votre idée de savoir ce qui est bon pour moi ?! Je vous ai dit quelque part que j’avais envie de me marier ?! C’est quoi ces conneries ?! Carlo (calme mais ferme) – Que tu le veuilles ou non, tu feras ce mariage dès demain. Ta future femme t’attend déjà. Et crois-moi, elle est belle, forte, et te conviendra parfaitement. Lorenzo (ferme, défiant) – Je m’en fous complètement d’elle. J’ai pas besoin d’une femme “comme épouse”. Les femmes ? J’en ai déjà plein qui me courent après. Je fais ce que je veux, où je veux et comme je veux. Alors ce mariage ? Comptez pas sur moi. Trouvez un remplaçant, parce que moi je ne me marierai ni demain, ni dans cinq ans, ni même dans dix ans, je ne me marierai jamais. D’un geste brusque, il se retourna, se dirigea vers les escaliers et les monta à vive allure, laissant son père et sa mère figés, frappés par l’intensité de sa colère. Rosa (soupirant) – Je t’avais dit qu’il n’accepterait jamais. Cette idée est insensée, Carlo. Lorenzo est têtu et fait toujours ce qu’il veut. Carlo (calme, déterminé) – Qu’il le veuille ou non, il épousera cette fille. Je sais pourquoi je fais ça. Lorenzo a besoin d’une femme capable de lui tenir tête, quelqu’un qui l’obligera à changer pour se protéger. Chloé est parfaite pour ça. Je l’ai vue une fois, mais elle a le courage qu’il faut. Rosa (inquiète) – Et maintenant ? S’il refuse encore demain, que fait-on ? Carlo (souriant, sûr de lui) – Nous ferons le mariage ici. Je m’en occupe. Rosa poussa un soupir, une inquiétude persistante dans ses yeux malgré les paroles rassurantes de son mari. Elle savait que Lorenzo pouvait se montrer imprévisible… et dangereux lorsqu’on le poussait trop loin. De l'autre côté, dans la maison des Martin, une jeune femme courte de taille mais éclatante de beauté pénétra dans le couloir, c'était Chloé. Elle portait une jupe écolière blanche qui contrastait avec son pull rose tellement large qu'il tombait presque sur le bas de sa jupe. Ses baskets blanches crissaient légèrement sur le sol alors qu'elle avançait, les cheveux longs et noirs détachés tombant en cascade sur ses épaules. Ses écouteurs dans les oreilles la plongeaient dans sa musique, mais son sourire lumineux et innocent trahissait une énergie débordante, celle d’une jeune femme à la fois douce et farouche, pleine de vie et de malice. Alors qu’elle ouvrait la porte pour entrer dans le salon, elle se figea net. Son regard tomba sur son père, Monsieur Giovanni, étalé sur le sol, une main posée sur le cœur, l’autre sur le parquet, lourdement. Chloé (terrifiée) _ Paaaaa ????? Le cœur de Chloé rata un battement. Sans réfléchir, elle courut vers lui, s’agenouilla à ses côtés et lui tapa doucement mais avec insistance sur les joues, les yeux écarquillés et le souffle court. Chloé (voix tremblante) _ Papa ??? Papa mais t’as quoi ? Pourquoi t’es par terre comme ça ? Papa ??? Aucune réaction. Elle se redressa, la panique la gagnant, et laissa tomber son sac à dos sur le sol. D’un geste rapide, elle attrapa un verre d’eau sur le guéridon et revint près de son père, s’agenouillant de nouveau pour verser doucement l’eau sur son visage. Cette fois, il bougea les paupières. Chloé (paniquée) _ Papa, tu m’entends ? Les yeux de Giovanni s’ouvrirent lentement, croisant son regard. Chloé poussa un soupir de soulagement, posa le verre sur le sol et, tremblante, déposa une bise sur le front de son père. Chloé (soulagée) _ Papa, tu m’as fait peur ! Tu dormais ou quoi ? Qu’est-ce que tu faisais par terre au milieu du salon ? Giovanni (faiblement) _ Ma puce, ne t’inquiète pas, ça va aller. Aide-moi juste à me lever, s’il te plaît. Chloé se redressa et, avec effort, aida son père à se mettre debout. Elle glissa une main derrière son dos pour le soutenir et le guida jusqu’au canapé, où il s’assit lourdement. Elle repartit chercher le verre, le remplit et le lui tendit. Il but d’un trait. Chloé (inquiète) _ Papa, ça va vraiment ? Tu es sûr que ça va ? Giovanni (faiblement) _ Chloé, viens t’asseoir près de moi. Il faut que je te parle. Le cœur de Chloé fit un bond. Elle resta cependant calme, s’assit à côté de lui, les yeux rivés sur son visage, prête à écouter ce qu’il allait lui révéler. Chloé (curieuse mais prudente) _ Papa, je t’écoute, tu veux me dire quoi ? Giovanni resta silencieux un moment, comme pour rassembler ses forces, avant de caresser doucement les cheveux de sa fille avec tendresse. Chloé (inquiète) _ Papa, tu me fais peur. Pourquoi tu ne me dis pas ce qu’il y a ? Tu as un problème de santé ? Giovanni (calmement, mais avec tristesse) _ Chloé… je t’ai donnée en mariage au fils de mon patron. Les yeux de Chloé s’écarquillèrent. Chloé (choquée, criant presque) _ Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ???? Mariage ?? Elle se leva d’un bond, le regard incrédule, incapable de cacher sa surprise. Chloé (essayant de masquer son choc par un sourire sarcastique) _ Euh… Papa… tu blagues, hein ? Comment ça, tu m’as donnée en mariage au fils de ton patron ? Giovanni (calmement) _ Chloé, calme-toi et écoute-moi s’il te plaît. Je l’ai fait pour ton bien et… Chloé (voix tremblante, choquée) _ Quoi ? Mais… tu es sérieux là ? Comment ça “pour mon bien” ? Je veux dire… suis-je déjà à l’âge de me marier ? Je te rappelle que j’ai seulement 17 ans ! Je ne suis même pas majeure et tu me donnes en mariage au fils de ton patron sans même me demander mon avis ? Mais, papa, tu te rends compte de ce que tu dis ? Giovanni baissa les yeux, triste, une larme glissant lentement sur sa joue. Giovanni (tristement) _ Ma puce, je suis mourant. Ton pauvre père risque de mourir… Chloé (criant, paniquée) _ Quoi ? Mourant ? Toi ? Papa, mais… je… je ne comprends rien ! Tu me racontes quoi là ? Giovanni leva les yeux vers sa fille, la regardant avec une profonde tristesse. Giovanni (triste, la voix faible) _ Il y a trois mois, j’ai appris que j’ai un cancer des poumons… et si je ne suis pas opéré rapidement, ça pourrait atteindre un stade terminal. Chloé (surprise, presque figée) _ Quoi ? Cancer des poumons ? Giovanni (calme mais sérieux) _ Oui, ma fille. Je ne voulais pas t’inquiéter, mais maintenant… je n’ai plus le choix. Je ne veux pas te perdre, ma puce. Si j’avais eu d’autres solutions, jamais je ne t’aurais donné en mariage à un inconnu. J’ai parlé à mon patron pour un prêt afin de pouvoir payer l’opération, mais, il m’a posé une condition. Et cette condition, c’est que tu épouses son fils en échange de l’argent nécessaire. Chloé resta bouche bée. Ses jambes fléchirent légèrement et elle s’accrocha au dossier du canapé, le regard perdu. Elle ne savait pas quoi dire. Tout dans sa tête tournait : d’un côté la santé fragile de son père, de l’autre ce mariage arrangé qu’elle n’avait jamais imaginé. Giovanni (rassurant) _ Ma puce… je suis désolé. Pardonne-moi, s’il te plaît. Je sais que tu n’es pas prête pour te marier et que tu as tes rêves mais je te promets que tu pourras continuer ta vie comme tu veux. Mon patron m’a assuré que même si tu épouses son fils, tu pourras continuer tes études et construire ton avenir. Chloé resta silencieuse. Ses yeux brillaient, elle était partagée entre l’inquiétude pour son père et l’incompréhension face à ce qu’il venait de lui annoncer. Elle ne savait pas quoi dire, ni comment réagir. Giovanni (tristement) _ Ma puce, pourquoi tu ne dis rien ? Tu… Chloé (calmement) _ Je vais dans ma chambre me reposer, je suis fatiguée. Après cette phrase, elle se retourna, attrapa son sac sur le sol et se dirigea vers sa chambre, laissant son père seul, le regard perdu dans le vide. Arrivée dans sa chambre, elle jeta son sac au sol, se laissa tomber sur le lit, les yeux fixés au plafond, complètement désemparée. CHLOÉ (voix intérieure) Moi, c’est Chloé Martin, âgée de 17 ans, presque 18 et oui, les fêtes d’anniversaire approchent et je prends déjà des commandes de cadeaux. Je vis avec mon père depuis toujours parce que ma mère nous a abandonnés quand j’avais 2 ans. Pourquoi ? Aucune idée et honnêtement, je préfère rester dans l’ignorance. Franchement, je la déteste du fond du cœur et je ne veux plus jamais entendre parler d’elle. Mon père est chauffeur pour un type super riche, un homme d’affaires qu’on voit rarement mais que j’ai déjà croisé une fois et bien sûr, comme moi, j’ai toujours un talent inné pour les situations gênantes. Ce jour-là, le garde du corps de l’homme d’affaires m’avait percutée et mon vélo était en miettes. Alors oui, j’ai réclamé mon dû, et oui, j’ai été payée. Mais j’ai quand même eu droit au compliment du siècle : “Tu es courageuse.” Courageuse ou casse-cou ? Bref. Et maintenant… je découvre que je vais me marier avec le fils de cet homme. Oui, vous avez bien lu : se marier, moi. Avec quelqu’un que je ne connais même pas. Genre, merci la vie pour cette surprise ! Et comme si ça ne suffisait pas, mon père me balance qu’il a un cancer des poumons depuis des mois. Et qu’il ne me l’avait pas dit. Parce que c’est plus drôle comme ça, apparemment. Donc voilà le dilemme : d’un côté, j’ai un mariage arrangé avec un inconnu: hello, scénario de télé-réalité, de l’autre, mon père malade. Si je refuse, je le mets en danger. Sérieusement, le timing, c’est un art pourri. Je ne sais plus quoi faire. Ma tête chauffe, j’ai envie de pleurer mais non, pas de larmes ! J’ai assez pleuré entre 2 et 10 ans quand ma mère me manquait. Maintenant, je suis une femme forte. Déjà à 17 ans, j’ai compris un truc : dans la vie, il ne faut jamais se laisser marcher dessus. Moi, c’est Chloé Martin. Dans mon dictionnaire, il n'y a pas de place pour la peur ni pour les larmes. Bon, par contre, il y a une petite place pour le sarcasme, parce que faut bien que je survive mentalement à ce mariage express.
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