II La Fontaine fut le plus intime ami de madame de La Sablière, il lui fut aussi le plus fidèle. Le hasard les avait mis un jour en présence, et à première vue ils s’étaient compris. En 1670, la fortune du poète, déjà fort compromise par son insouciance, son inexpérience des affaires et son manque d’esprit de conduite, étant venue à lui manquer complètement par la mort de madame Henriette d’Angleterre, près de laquelle il avait la charge de gentilhomme, madame de La Sablière le recueillit chez elle. Puisque nous en trouvons l’occasion, à propos de madame de La Sablière si mêlée à sa vie, parlons donc un peu de La Fontaine. Parler de La Fontaine, « cela fait du bien. » Physiquement, La Fontaine ne nous apparaît jamais jeune ; moralement, il ne nous semble jamais vieux. Celui que nous rêv

