III Ce fut un soir que les Blondes Sorcières apparurent à ses yeux, – ou plutôt à son cœur. De blanches tuniques les enveloppaient de leurs plis gracieux ; elles formaient autour de lui une danse légère, et leurs pieds nus touchaient à peine le sol. Leurs visages ressemblaient à ceux des anges : même douceur, même perfection, même sourire divin. Des cheveux blonds flottaient librement sur leurs épaules. – Je suis l’Amour, disait l’une. – Je suis la Gloire, disait l’autre. Et chacune d’elles se nommant à son tour : – Moi, je suis là Jeunesse. – Moi, la Beauté. – Moi, la Charité. Et elles ajoutaient : – Viens avec nous ; nous ferons ta vie bien heureuse ; nous couronnerons ton front de fleurs immaculées ; nous en sèmerons partout sous tes pas. – Moi, je te ferai grand, disait la Gl

