XX Comme il arrive toujoursLa santé de d’Aspert s’altérait assez visiblement pour qu’il pût avoir des inquiétudes. Mourir n’était pas un effroi pour lui. Certes, cela lui faisait un vif chagrin, mais il n’avait pas peur ; il ne s’épouvantait pas, comme certains vieillards, à la moindre idée de mort qui venait s’offrir à son esprit. On pouvait lui annoncer la perte de quelqu’un sans qu’il en devînt soucieux, pour lui-même : il eût pu rencontrer un enterrement sans pâlir, et voir le curé sans trembler. Avec cette disposition, sentant que la goutte le gagnait des jambes à la poitrine, il pensa à mettre ordre à ses affaires. Il désira écrire un testament. Dans ce testament, le partage de ses biens fut l’ait entre Henriette et Charles Dumont. Mais d’Aspert, qui avait laissé passer le temps san

