Chapitre 11

1846 คำ
CHAPITRE 11 Je suis assise dans la pergola depuis ma descente en train de lire un livre. Quand la sonnette de la maison retentit, je me lève doucement pour aller voir qui ça pouvait être. Une jeune femme se présente devant moi avec un regard plus que téméraire. Moi : oui ? Elle : c’est Samina ? Moi : oui, qui êtes-vous ? La fille : je suis venue me présenter. Moi : oui ? Elle : je suis Poupy, je ne sais pas si mon nom te dit quelque chose mais je suis la maîtresse attitrée de Khalil. J’ai besoin de froncer les sourcils pour savoir si je ne rêve pas, au même moment je me dis que son visage me rappelait quelqu’un. Je l’avais aperçu derrière Khalil au restaurant  la dernière fois. Je sors de ma torpeur en lui disant: Moi (soutenant son regard) : ok et ? C’est elle qui fronce les sourcils cette fois ci, comme si elle ne s’attendait pas à cette réponse. Elle (rire) : d’accord, tu veux faire genre que ça ne te fait rien ? Moi (amusé) : je ne fais pas genre, chérie. Juste tu es la cinquième personne à venir te réclamer maîtresse de mon époux depuis le mariage. C’est bien dommage qu’il ait signé monogamie parce que j’aime avoir à faire avec des filles aussi audacieuses. Elle ouvre grandement la bouche en me regardant toute choquée. Moi : oh ferme la bouche, avant qu’une mouche ne rentre dedans. Et s’il te plaît, demande lui quel numéro tu occupes parce que j’aimerais vous départager si possible. Elle (bégayant) : mais… vous... Moi (coupant court à sa visite) : d’accord maintenant je te connais, merci pour la visite maîtresse numéro cinq. Je lui ferme la porte au nez en retournant à l’intérieur. Une maîtresse ? Oh ********* Dès qu’il passe la porte, je l’entends rentrer avant de descendre les escaliers pour le surprendre. Il était en train de poser son attaché-case sur la petite table de l’entrée du salon. Plusieurs jours qu’il ne me parle, on dirait même je suis devenue invisible à ses yeux. J’essaie d’attirer son attention mais on dirait que je perds mon temps puisqu’il ne réplique jamais rien. Je ressemble plus à un objet de décoration qu’une personne à ses yeux, c’est seulement en présence de notre fille, qu’il fait semblant que  tout va bien. Moi : tu as eu de la visite tout à l’heure. Khalil : humm Moi : oui, elle dit s’appeler Poupy. Khalil : d’accord. Moi : t’es sérieux Khalil ? Khalil : quoi ? Elle est venue se présenter à toi et qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Moi : je savais que tu resterais le même homme. Khalil (rire) : tu es la moins placée pour me faire des reproches. Moi : haha parce que tu vaux mieux que moi ? Khalil : moi au moins, je n’ai pas baisé avec mon boss pour avoir une promotion. Moi : … Khalil : pas la peine de faire cette tête, je sais tout. Si je n’ai rien dit jusqu’à maintenant c’est pour Manila, mais toi tu me dégoûtes. Moi : … Khalil : qu’est-ce qui se passe, tu as perdu la langue ? Moi : tu… tu... Khalil : pas la peine de bégayer madame. Et si tu croyais pouvoir venir te venger, je te dis que tu perds ton temps. Parce que j’en ai rien à foutre de ta personne. ******FLASH BACK****** Manila venait d’avoir quatre ans quand j’avais eu une occasion de promotion. Khalil venait à peine de démarrer son entreprise et les choses ne marchaient pas aussi bien qu’on ne l’espérait, il avait investi presque tout son argent pour la boîte. Et les efforts tardaient à porter fruit. Il refusait que je participe aux dépenses de la maison même si je savais qu’il avait presque les comptes gelés. Heureusement notre directeur n’avait pas trouvé d’inconvénient à ce que je fasse mes preuves mais durant les semaines suivantes, je devais le suivre à un séminaire dans un autre pays. Tout était  bien conclu même si je ne voyais pas d’avis à laisser ma fille seule durant une semaine. Mais ma mère m’avait encouragée pour la survie de notre caisse. Mais quand j’en avais parlé à Khalil, il était hors de question pour lui que je fasse le voyage. J’avais essayé de lui expliquer pourquoi je faisais ce sacrifice mais pour lui il ne voulait rien entendre. Jusqu’au soir de la veille de mon départ, je ne voulais pas vraiment partir mais je sentais qu’il le fallait. Moi : je vais partir vers vingt heures, maman passera récupérer Manila. Khalil : j’ai déjà dit tout ce que j’avais à dire sur ce sujet. Moi : je fais ça pour nous Khalil, pour ma famille. En plus le patron m’a même promis une promotion après ce voyage. Khalil (pâle de fureur) : Samina je ne veux plus parler de ça. Moi : ce n’est pas facile de parler avec toi. Khalil : je ne vais plus me répéter à ce sujet. Moi (à bout de patience) : tu n’es qu’un homme borné, têtu et typiquement macho. Khalil : Je suis moi-même. Tu aurais dû t’en rendre compte quand nous nous sommes mariés. Je n’ai pas changé. Moi : Moi non plus. Khalil : C’est bien là le problème. L’un de nous deux devra bien s’y résoudre. *********KHALIL********* Je serre les poings. Moi aussi j'aurais dû savoir. Les avertissements n’avaient pas manqué, mais je n’en avais tenu aucun compte, pauvre niait que je suis, refusant de la croire aussi profondément corrompue, aussi inconséquente et capricieuse. Samina : Ne me regarde pas comme ça, Khalil ! Moi : si tu quittes cette maison, ce soir, n’espère plus y remettre les pieds. Samina (interloqué) : tu me menaces ? Moi : je ne te menace pas, mais je préfère te prévenir. Je craignais que d’autres mots ne soient irrémédiablement cruels, plus cruels encore que la fin de notre mariage. Je redoutais cet instant depuis le début, mais m’étais efforcé d’oublier ce que j’avais deviné du véritable caractère de Samina et qui me mettait si mal à l’aise Samina : tu sais quoi ? Bah garde ta maison parce que moi je vais partir. ******SAMINA******* Bouche bée, je contemple la pièce vide. J’entends la porte d’entrée se refermer doucement, j’attends quelques minutes qu’il revienne me dire qu’il ne croit pas à ses derniers  mots. Prendre notre fille et m’accompagner jusqu’à l’aéroport. Moi (cherchant une échappatoire) : Il reviendra, il a simplement besoin de comprendre qu’il ne peut pas me donner des ordres comme ça. Pour qui se prend-il, d’ailleurs ? Personne ne me parle sur ce ton, absolument, personne ! J’éclate en sanglots pleins d’une effrayante douleur, car je savais pertinemment que ni lui, ni moi ne changerait. Ce mufle, ce têtu, à cause de sa stupide fierté. Durant le temps du départ je me suis posée la question si le travail valait mon mariage. Puis à regarder Manila, je me suis dis qu’il ne fallait pas que je baisse les bras. Il fallait que je nous sorte de là. Je suis partie après lui avoir envoyé un message qu’il devait me comprendre, c’est un sacrifice pour nous. Même assise dans l’avion, je ne pouvais pas me calmer. Je me suis demandé si je n’avais pas suivi mon impulsivité pour faire un tel geste. Mon patron me demandait même ce qui n’allait pas. Nous sommes dans le pays puis nous avons pris nos chambres comme convenu. Sans même défaire mes habits, j’essaye de joindre Khalil sans succès. Puis je pense à rentrer. Au même moment, on toque sur la porte. Je viens ouvrir pour voir mon patron en peignoir Moi : je peux vous aider monsieur ? Lui : j’ai deux choses à te dire à propos de la réunion de demain. Moi : en parlant de ça. Lui : je peux entrer ? Moi : bien sûr. Je lui explique et à la fin de mon récit, je le vois sourire. Lui : alors tu es comme ca, juste parce que ton macho de mari veut s’interposer à ta réussite ? Moi : ne le prenez pas ainsi. Lui : vous méritez mieux. Moi (silencieuse) : … Lui : je vous ai observé Samina, vous êtes une femme forte, vous méritez un homme qui vous accompagne.  Au lieu d’un moins que rien qui veut vous accaparer… Moi (lui coupant la parole) : ne parlez pas ainsi de mon mari. Il sourit puis se rapproche de moi, je recule en aimant pas la proximité entre nos deux corps. Lui : ne me fuis pas. Moi : je ne vous fuis pas monsieur, sauf votre respect j’aimerais que nous poursuivions cette discussion demain avant la réunion. Lui : vous êtes très belle. Je fronce les sourcils, interloquée. Moi : Pardon ? En deux pas un mouvement, il vient s’arrêter juste devant moi avant de me prendre par surprise collant sa bouche sur la mienne. J’essaie de me débattre mais il est si costaud que je peine à sortir de ses bras, jusqu’à ce que je lui administre une gifle. Il recule très vite. Moi (essuyant ses traces sur ma bouche) : vous êtes fou ? Lui (voulant revenir à la charge) : vous m’avez toujours plu. Laisse toi faire. Moi (le repoussant) : mais arrêtez ! Lui : eh je suis ton patron, alors tu te laisses ou bien… Il ne finit pas sa phrase car je lui ai encore administré une paire de gifle. Moi (hors de moi) : inutile de me faire des menaces. Vous savez quoi ? Allez-vous faire foutre, vous et votre job de m***e. Si vous pensez m’avoir dans votre lit pour ce minable petit boulot, c’est que vous êtes... Lui : eh mod… Moi : la ferme et dégage d’ici ! Lui : eh ! Moi : DÉGAGE JE DIS ! Il sursaute en quittant la chambre avec des menaces en l’air. Je soupire et ferme la porte quand il se retrouve dehors puis reviens me mettre sur le lit. Qu’est-ce qui vient de se passer mon Dieu ? ******* Quand je suis rentrée le lendemain, j’avais trouvé Khalil mais pas seul avec nos parents ay salon. Je ne comprenais pas le but de cette réunion jusqu’au moment où il dit qu’il me répudie. J’avais senti les battements de mon cœur s’accélérer. Nos parents ne comprenaient pas pourquoi, il faisait cela. J’ai essayé de lui parler, mais pour lui, le fait d’avoir remis en question son autorité voulait tout dire. J’étais tellement perturbée que je me suis cramponné à verser des larmes. Il s’est simplement levé pour répéter sa phrase plus de trois fois. Je n’arrivais pas à croire qu’il me faisait cela, ses parents ont essayé de lui parler mais il ne voulait entendre personne. Je me suis décidée espérant qu’il regrette son acte et ses mots mais ceci n’arriva jamais. Parce que trois mois après mon départ, il avait épousé une autre femme.
อ่านฟรีสำหรับผู้ใช้งานใหม่
สแกนเพื่อดาวน์โหลดแอป
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    ผู้เขียน
  • chap_listสารบัญ
  • likeเพิ่ม