ILe premier s’appelait Cressot. Qui ne l’a connu ce poète, long comme un vers de treize pieds, qui dès sept heures du matin, arpentait de son pied fourchu les rues du quartier latin, éternuant, toussant, perdant toujours quelque chose en route, ses cheveux, ses dents. Détraqué comme un vieux meuble, il s’affaissait, fiévreux, sous le coup d’une sénilité précoce, et l’on eût dit un siècle qui s’écroulait ! Il n’avait de bien vivant qu’un nez, un nez qui à la suite d’une maladie était devenu fou ! Il voulait, dans sa folie, quitter le visage auquel le bon Dieu l’avait soudé, il voulait partir, voyager, faire le diable, il avait assez de Cressot ! Heureusement, la Providence qui voit tout avait placé le remède près du mal, et appelé sur ce nez terrible la sollicitude de la main droite, qui f

